 | | [ 24/04/2003 9:33 ] Une coopération étroite entre les secteurs de la santé et de l'agriculture est nécessaire pour enrayer la progression mondiale des maladies chroniques, principal enseignement de ce rapport basé sur les meilleures données scientifiques actuellement disponibles sur le lien entre l'alimentation, la nutrition, l'exercice physique et les maladies chroniques. |
Alimentation, nutrition et prévention des maladies chroniques, la FAO et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont rendu public le 23 avril un rapport établi par des experts indépendants sur l'alimentation.
Le rapport est le résultat de la réflexion de 30 experts indépendants ayant une perspective mondiale, qui ont collaboré avec une trentaine de leurs pairs pour examiner les meilleures données actuellement dipsonibles concernant l'alimentation, la nutrition et leurs effets sur les maladies chroniques.
Il est notamment recommandé dans le rapport que les graisses ne dépassent pas 15 à 30 pour cent de l'apport énergétique quotidien et que les acides gras saturés représentent moins de 10 pour cent de ce total. Les glucides doivent satisfaire l'essentiel des besoins en énergie, soit 55 à 75 pour cent de l'apport journalier, et les sucres ajoutés doivent rester en dessous de 10 pour cent.
La quantité de sel -qui devrait être iodé- absorbée quotidiennement doit être inférieure à 5 grammes par jour, tandis que la ration en fruits et légumes doit être d'au moins 400 grammes. Les protéines doivent couvrir 10 à 15 pour cent de la ration calorique. Le rapport souligne également que l'exercice physique compte pour beaucoup dans l'énergie dépensée chaque jour et est indispensable à l'équilibre énergétique et au maintien d'un poids normal. Pour garder un poids corporel normal, une heure quotidienne d'exercice physique modéré, de la marche par exemple, est nécessaire la plupart des jours de la semaine.
"Nous savions depuis longtemps que les aliments riches en graisses saturées, sucres, et sel sont mauvais et que notre ration d'aliments énergétiques nutritionnellement pauvres augmente au fur et à mesure que nous devenons de plus en plus sédentaires", a remarqué le Dr Brundtland. "Tous ces facteurs, associés à l'usage du tabac, sont la principale cause de la progression des maladies chroniques que nous avons pu constater. Ce qui est nouveau, c'est que nous jetons aujourd'hui les bases d'une politique mondiale d'intervention."
Les Etats membres de l'OMS considèrent ce phénomène comme un problème de santé prioritaire, a-t-elle ajouté. Ils ont en ce sens spécialement demandé à l'Organisation de concevoir une stratégie mondiale en concertation et en collaboration avec toutes les parties prenantes (alimentation, nutrition, activité physique, maladies chroniques).
La FAO et l'OMS font remarquer que la création d'un environnement dans lequel le choix de la santé serait le plus facile aurait des implications considérables pour l'information du consommateur, l'étiquetage, l'éducation et les loisirs. Cela aurait également des conséquences importantes pour la production agricole et les méthodes de transformation ainsi que pour le commerce. C'est pourquoi les deux agences se sont engagées à travailler ensemble sur l'alimentation et la prévention des maladies chroniques.
Le rapport Alimentation, nutrition et prévention des maladies chroniques est disponible en anglais (116 pages au format pdf) AM / Cyberagri
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