Intervenant directement après une audition publique spéciale consacrée au farines et huiles de poisson, le mercredi 23 avril, le président de la commission Pêche du PE et de l’audition publique, Struan Stevenson, a selon les Associations professionnelles de l'Industrie des farines et huiles de poisson
déclaré qu’il écrirait au Commissaire David Byrne pour lui exprimer l’opinion de sa commission selon laquelle l’interdiction est injustifiée et devrait être levée.
« J’ai été étonné d’entendre d’un fonctionnaire de la Commission européenne lors de l’audition publique que la décision d’interdire les farines de poisson était plus politique que scientifique », a indiqué M. Stevenson. « Ceci va à l’encontre des déclarations de la Commission selon lesquelles le processus de décision repose sur des preuves scientifiques. Ils ont aujourd’hui admis que la décision était politique et que c’était une mauvaise décision politique ».
Alors que l’audition était ouverte à tous, y compris des intervenants plus critiques envers l’industrie des farines de poisson, la grande majorité des intervenants ont soutenu la levée de l’interdiction.
« Nous sommes ravis des résultats de cette audition. » a déclaré Helge Korsager, Président de l’association européenne des producteurs de farines et huiles de poisson. « Même si nous n’espérons pas une levée immédiate de l’interdiction, nous pensons que le soutien des députés européens intensifiera fortement la pression sur la Commission européenne. »
“Cette interdiction n’est pas justifiée par des preuves scientifiques ou une évaluation satisfaisante des risques. Comme M. Stevenson, j’ai été choqué lorsqu’un fonctionnaire de la Commission a reconnu lors de l’audition que cette interdiction était guidée par des motivations politiques, sous-entendant que ce n’était qu’une façade pour contrôler l’ESB. Nous pensons que l’interdiction n’a rien fait pour aider à contrôler l’ESB et nous savons que les farines de poisson ne sont pas un vecteur d’EST. Pourtant, nous faisons face à une interdiction qui a réduit de 30 % les ventes de notre alimentation saine et riche en protéines » a déploré M. Korsager.
Les intervenants du secteur des farines de poisson, des organisations de protection de la pêche, du secteur de l’alimentation de l’aquaculture et de l’organisation pour la protection de l’environnement ont également demandé si la rapide expansion de l’aquaculture dans le monde a menacé, ou pourrait menacer, les stocks de poisson et l’environnement marin.
« Tout le monde était d’accord pour dire que la rapide croissance de l’aquaculture se poursuivra probablement », a déclaré Dr. Stuart Barlow, Directeur Général de l’organisation internationale des farines et huiles de poisson. « Cependant, je pense que l’industrie des farines et huiles de poisson a montré qu’elle n’a pas conduit à une surexploitation des stocks de poisson. Lors de l’audition et lors d’autres réunions à haut niveau, les délégations péruviennes et chiliennes ont présenté en détail les mesures strictes de gestion mises en place pour protéger les stocks dans leur pays. »
« En Europe, les pêcheries sont également protégées et gérées. La production à partir de poissons pêchés y est intégrée avec le recyclage, des restes de poisson du secteur de l’alimentation des poissons, un procédé favorable à l’environnement.»
« Du côté de la demande, un intervenant des producteurs de nourriture pour poissons Nutreco a également montré comment l’aquaculture pourrait inclure un partie substantielle des protéines végétales et des huiles dans l’alimentation, y compris dans celle des poissons carnivores à nageoires, » a expliqué Dr. Barlow.
En résumant l’audition publique, M. Stevenson a indiqué que sa commission avait entendu différents points de vue sur des sujets différents tels que : les conséquences d’une augmentation de la demande pour l’alimentation de l’aquaculture, l’impact de « la pêche alimentaire » sur les stocks de poisson et la vie des oiseaux, la législation sur la dioxine, et si l’option des farines et huiles de poisson est un moyen efficace pour transformer certains espèces de poisson en alimentation humaine. »
« Ma commission pense que nous avons besoin de plus amples informations sur ces questions » a souligné M. Stevenson. « Nous avons demandé au département recherche du PE, le STOA, de préparer un rapport sur le secteur de l’industrie de la pêche et des farines de poisson. La commission Pêche organisera ensuite une nouvelle réunion. »
M. Stevenson a remercié les intervenants, en particulier les Ministres qui avaient fait le déplacement du Chili et du Pérou pou s’exprimer lors de l’audition publique. Il a également fait remarquer que des visites d’étude organisées par la commission Pêche du PE dans les secteurs des farines de poisson danois et chiliens avaient donné une impression très favorable de l’industrie.
AM / Cyberagri
|