La grande priorité de 2004 est l'élargissement. C'est notamment pour les fonds structurels et les politiques internes que l'avant-projet de budget prévoit des hausses substantielles dans le cadre de cet élargissement. Néanmoins, que ce soit dans ces domaines ou dans celui des dépenses agricoles, l'APB reste dans les limites du cadre financier négocié à Copenhague et approuvé par le Parlement le 9 avril. Du côté des dépenses (crédits de paiement), le budget 2004 demeure largement en deçà des plafonds fixés fait remarquer la Commission.
Avec ses 100,6 milliards d'euros, le volume des dépenses (crédits de paiement proposé par la Commission en 2004 pour l'Union élargie se caractérise par une croissance modérée de seulement 3,3 % par rapport au budget 2003, qui ne couvrait pourtant que les 15 États membres actuels. Cette augmentation relativement faible s'explique par une réduction du volume des dépenses pour l'UE-15, estimée à 2 %. Les dépenses prévues pour les 10 nouveaux pays membres en 2004 se chiffrent à 5 milliards d'euros.
Concernant l'agriculture, les besoins de l'UE-15 dans ce domaine se montent à 45,8 milliards d'euros, dont 4,8 milliards sont destinés au développement rural (+2,2 % comparé à 2003). Les nouveaux États membres se voient attribuer 2 milliards d'euros, dont 1,7 milliards pour le développement rural. La somme des dépenses de marché en faveur des nouveaux États membres est relativement peu élevée du fait que l'impact des aides directes ne sera sensible qu'en 2005.
Les hausses inscrites dans l'APB pour l'UE-15 sont principalement dues à des dépenses pour les cultures arables, d'une part en raison de la situation sur le marché des céréales, d'autre part du fait que 2003 est une année inhabituelle, marquée par des paiements anticipés ayant eu lieu durant l'exercice précédent (inondations).
L'examen à mi-parcours de la politique agricole commune concernant les aliments pour animaux et le secteur laitier commencera à exercer ses effets sur le budget en 2004, mais l'essentiel de son impact ne devrait être ressenti qu'en 2005.
En octobre 2003, la Commission devrait rédiger "une lettre rectificative" pour présenter les dernières estimations relatives aux dépenses agricoles.
AM / Cyberagri
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