Selon des documents du PNUE reçus dimanche à l'AFP à Nairobi, le protocole entrera en vigueur le 11 septembre, après la signature, vendredi d'un cinquantième état.
"Les Etats-Unis n'ont pas ratifié (le protocole), mais nous les encourageons, ainsi que d'autres nations, à le faire", a affirmé samedi Klaus Toepfer, le directeur exécutif du PNUE, basé à Nairobi.
Le Protocole de Carthagène a été adopté en janvier 2000 à Montréal avec l'aval des Etats-Unis, qui ne l'ont par la suite pas signé ni a fortiori ratifié. Vendredi, l'île de Palau, dans le Pacifique sud, est devenu le 50ème Etat, sur 103 qui l'ont signé, à ratifier ce protocole, permettant ainsi son entrée en vigueur.
Cet accord international oblige les pays exportateurs d'OGM à fournir des informations sur ces produits et les pays importateurs à en évaluer les risques avant de les autoriser, a indiqué M. Toepfer, précisant que le protocole ne s'appliquait qu'aux pays l'ayant ratifié.
"Le protocole ne bloque pas le commerce des OGM, mais le rend plus sûr", a-t-il ajouté.
Le commerce des produits contenant des OGM est un sujet de discorde entre les Etats-Unis et l'Union européenne (UE), opposée à ce type de cultures.
En mai, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils portaient plainte contre l'UE pour son moratoire sur les produits contenant des OGM devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Le président américain George W. Bush a accusé la politique de l'UE sur les OGM d'être un obstacle à la lutte contre la famine en Afrique.
Plusieurs Etats d'Afrique australe, le Malawi, le Mozambique, la Zambie et le Zimbambwe, ont, malgré la famine menaçant plus de 13 millions de leurs habitants, refusé l'aide alimentaire internationale comprenant des OGM.
"Le PNUE a débloqué 38,4 millions de dollars pour aider jusqu'à 100 pays à améliorer leurs capacités à évaluer la sécurité des OGM", a indiqué M. Toepfler.
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