En 2002 les consommateurs suisses ont manifesté leurs craintes de ne plus pouvoir se nourrir sans soucis, compte tenu de la présence de résidus dans les aliments : contaminations par des substances indésirables ou découverte d'acrylamide dans les röstis, les frites, le café et d'autres denrées, riches en hydrates de carbone. Mais, pour l'OFSP, les véritables risques résident moins dans ces cas d'»urgence apparente» que dans les mauvaises habitudes alimentaires. à savoir dans de mauvaises habitudes alimentaires et dans le manque d’hygiène.
On constate, souligne l'OFSP qu’il existe une grande différence entre la perception du risque (l’urgence apparente) et la situation de risque réelle (les priorités à long terme). Ce décalage n’est pas sans provoquer des effets sur le comportement individuel et la politique. On remarque, par exemple, que d’un côté la surveillance des résidus chimiques est à un haut niveau, mais que de l’autre côté, la suppression de la formation sur l’hygiène alimentaire dans les écoles entraîne la perte d’un savoir précieux. Dans le domaine de l’alimentation, nous n’avons jusqu’ici accompli que les premiers pas, et à l’heure actuelle, la situation continue de se dégrader.
La surcharge pondérale des Suisses vient à peine d’être reconnue comme véritable facteur de risque : 42% des hommes et 28% des femmes sont concernés ; récemment l’OMS a même déclaré que l’excès de poids constitue le risque sanitaire n° 1. La surcharge pondérale nuit non seulement au bien-être des individus concernés, mais pèse également sur les coûts de la santé.
En plus des questions sur l’alimentation et des problèmes des résidus indésirables dans les denrées alimentaires, la globalisation du commerce représente un nouveau défi pour toutes les instances concernées. Elle engendre une énorme diversité de l’assortiment et exige de ce fait la création de nouvelles bases légales et l’amélioration de la traçabilité et du contrôle des denrées alimentaires. Pour maîtriser ces tâches, en partie nouvelles ou plus étendues, il est indispensable de pouvoir compter, en toute confiance, sur une collaboration étroite entre toutes les instances nationales et internationales souligne l'OFSP. AM / Cyberagri
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