 | | [ 10/10/2003 15:48 ] Le Japon vient de découvrir l’un des plus jeunes cas d’encéphalopathie spongiforme bovine jamais enregistrés. Le prion détecté, qui diffère sensiblement des souches observées jusqu’ici dans le monde, a été mis en évidence grâce au test de dépistage ESB de Bio-Rad, selon un communiqué de l'entreprise. |
Lundi 6 septembre, le ministère de la Santé japonais annonçait la découverte d’un huitième cas d’ESB dans l’Archipel. Un cas sensiblement différent des précédents, car il concerne un animal âgé de 23 mois, alors que la période d’incubation est généralement estimée à au moins 2 ans.
Selon Bio-Rad, le prion mis en évidence montre une structure différente des souches connues et réagit de façon atypique avec la protéase K, l’enzyme discriminante du prion en cause dans l’ESB (PrPres). Les chercheurs japonais ont d’ores et déjà lancé des recherches pour vérifier son pouvoir infectieux. Selon l’une des hypothèses envisagées, il s’agirait d’une forme particulièrement précoce de l’infection, mais cela reste bien sûr à valider.
Au Japon comme en Europe, le dépistage de l’ESB met en oeuvre plusieurs tests, un premier test positif étant toujours suivi d’un test de confirmation par le laboratoire de référence. Le test ELISA de Bio-Rad a donné une réaction positive lors du dépistage de routine. En phase de confirmation, seul le Western Blot du laboratoire de référence nippon a décelé le prion atypique, les examens histopathologiques et immuno-histochimiques donnant des résultats négatifs.
D’après les conclusions des experts européens chargés d’examiner et d’autoriser les tests de diagnostic ESB en 1999 puis en 2003, la limite de détection du test Bio-Rad en fait le plus sensible de tous les tests actuellement commercialisés. Particulièrement rapide et adapté au dépistage à grande échelle, ce test est le plus utilisé dans le monde en analyse de routine. Sa version automatisée (TeSeE), la première disponible sur le marché, a reçu l’autorisation de l’Union européenne en juin 2003.
Pour l'entreprise Bio-Rad " Le cas spécifique détecté au Japon confirme le grand intérêt de la technicité de Bio-Rad dans le suivi de l’évolution de l’ESB et la mise en évidence de nouvelles formes d’ETS, liées par exemple à la Tremblante du mouton ou à la Maladie du Dépérissement Chronique des cervidés."
Dans un avis publié le 19 mai 2003, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) a d’ailleurs recommandé l’utilisation du test Bio-Rad dans le programme de surveillance de la Tremblante du mouton, considérant la sensibilité analytique du test comme optimale.
Chez les petits ruminants, les données disponibles démontrent que la sensibilité analytique influence l’efficacité du dépistage de façon encore plus déterminante que chez les bovins. Or, une différence significative de sensibilité, au bénéfice du test Bio-Rad, a été relevée en 2002 par le laboratoire de référence de l’AFSSA-Lyon. « Le test Bio-Rad a permis de détecter la protéine prion anormale sur des dilutions 4 à 64 plus importantes par comparaison au test Prionics, ce qui correspond à un écart de sensibilité analytique important entre les deux tests » souligne l'entreprise.
Voir Dossier ESB
Bio-Rad est présent en France au travers d’une usine de production (Steenvoorde, Nord), d’un siège social et de laboratoires situés à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine).
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