Un cas probable d’infection par le virus West Nile (ou virus du Nil occidental), virus transmis par piqûre de moustique, a été signalé le 06 octobre dernier par l’Institut national de veille sanitaire (Invs) et le CNR des arbovirus, indique un communiqué daté du 10 octobre.
Il s’agit d’une personne hospitalisée pour une méningo-encéphalite. L’évolution a été favorable et le patient a pu regagner son domicile. Cette personne, résidant dans le département du Var, a également voyagé en Espagne pendant la période d’incubation (qui est de 2 à 14 jours).
Par ailleurs, un cas probable d’infection par le virus West Nile a été signalé le 09 octobre par l’AFSSA chez un cheval vivant dans une autre localité du département du Var. Des examens complémentaires sont actuellement en cours pour confirmer ces deux diagnostics.
La survenue de ce cas équin oriente vers l’hypothèse d’une circulation du virus West Nile dans le département du Var sans que cela permette d’exclure formellement à ce stade d’investigation, une autre zone de contamination pour le cas humain, précise le communiqué commun des ministères de la santé et de l'agriculture.
Le virus West Nile contamine habituellement les oiseaux sauvages mais peut accidentellement être transmis à l’homme ou aux herbivores (principalement le cheval) par piqûres de moustiques eux-mêmes contaminés auprès d’oiseaux infectés. Il n’y a pas de transmission du virus d’homme à homme ni du cheval à l’homme. L’infection passe habituellement inaperçue ou se présente sous la forme d’un syndrome grippal bénin (fièvre, courbatures, maux de tête).
Dans certains cas la maladie peut se compliquer d’une méningo-encéphalite (troubles neurologiques de type méningite).
Comme le rappelle le communiqué des deux ministère, la circulation du virus West Nile est actuellement surveillée en France par un système associant trois volets : humain, équin et avifaune.
Ce réseau de surveillance a été mis en place en Camargue en 2001, puis étendu en Corse en 2002, sous l’égide des ministères de la Santé et de l’Agriculture et associe de nombreux partenaires.
Compte tenu de l’apparition d’un cas humain et d’un cas équin, il a été décidé, afin d’identifier l’étendue et l’intensité de la circulation virale, de renforcer le réseau de surveillance du West Nile dans le département du Var mais aussi dans les départements français du pourtour méditerranéen en : - mettant en œuvre une enquête rétrospective et prospective des cas de méningite, méningoencéphalite et de polyradiculonévrite sans diagnostic alternatif confirmé dans les hôpitaux, - sensibilisant les vétérinaires au signalement de toute suspicion d’infection animale par le virus West Nile.
Dans le département du Var, des actions complémentaires seront menées pour évaluer les risques liés à la présence des moustiques, bien que la période automnale ne soit plus favorable
AM / Cyberagri
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