 | | [ 16/10/2003 16:28 ] Le rapport concernant le programme d'expérimentations en plein champ aux côtés de cultures traditionnelles équivalentes, de trois types de cultures transgéniques: maïs, colza et betterave à sucre lancé en 1999 en Grande-Bretagne a été rendu public aujourd'hui. |
A l'initiative du gouvernement, des cultures expérimentales en plein champ de trois types d'OGM --maïs, colza et betterave à sucre-- avaient été lancées il y a trois ans sur une soixantaine de sites en Grande-Bretagne.
L'objectif de ces tests, présentés était d'évaluer l'impact des OGM sur la faune et la flore, afin d'alimenter la réflexion du gouvernement qui devrait décider, fin 2003 ou début 2004, s'il donne son feu vert aux cultures d'OGM.
Le rapport publié jeudi dresse un bilan pour le moins mitigé de ces expériences, menées sur des graines génétiquement modifiées afin de tolérer les herbicides.
Les cultures transgéniques de betterave et de colza s'avèrent agressives pour leur environnement, et notamment pour des insectes comme les abeilles ou les papillons qui leur préfèrent les champs "traditionnels".
La situation s'inverse toutefois avec les cultures de maïs transgénique, où l'on trouve en plus grande quantité des mauvaises herbes dont se nourrissent certains insectes et oiseaux.
Le rapport a provoqué une avalanche de réactions triomphalistes de la part des écologistes et des défenseurs des animaux.
"Même dans le cadre de leur domaine d'étude limité, (ces tests) montrent clairement que les bénéfices supposés des OGM n'existent pas", a réagi Stephen Tindal, porte-parole de Greenpeace en Grande-Bretagne. Concernant le résultat plus positif concernant le maïs transgénique, il ne doit pas servir de "cache-sexe" au gouvernement pour donner son feu vert à ce type d'agriculture, a prévenu Patrick Holden, le responsable de Soil Association, qui milite pour l'agriculture biologique.
"Le maïs transgénique entraîne facilement des contaminations croisées à cause du vent et si les cultures commerciales étaient autorisées, cela poserait un véritable danger pour les agriculteurs tant biologiques que conventionnels", selon lui.
Cyberagri et AFP
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