 | | [ 22/10/2003 15:35 ] La Commission européenne, et les gouvernements nationaux doivent prendre en considération les initiatives européennes visant à bannir les cultures de plantes génétiquement modifiées sur des territoires entiers de l’Union, déclare la FNAB dans un communiqué. |
"Les études récemment publiées au Royaume Uni sur les effets négatifs des plantes génétiquement modifiées sur l’environnement vont à l’encontre d’une levée rapide du moratoire, comme la Commission le souhaite maintenant que les textes officiels sur l’étiquetage et la traçabilité des ogm sont publiés. " déclare la FNAB qui ajoute qu'a ujourd’hui, le combat à ne pas perdre est celui de la contamination des semences, dont l’issue se jouera à Bruxelles le 27 octobre.
Au plan national La Fédération nationale d’agriculture biologique des régions de France (FNAB) indique qu'elle " soutient l’initiative des départements de l’Ariège et de la Sarthe, et de l’ensemble de leurs filières alimentaires de qualité, d’en appeler aux producteurs conventionnels et à leurs organisations représentatives pour que les plantes génétiquement modifiées ne soient pas cultivées sur le territoire de ce département. " précisant que "Cette initiative rejoint celles d’autres territoires européens dont celle, transnationale, de la Slovénie, la Carinthie et la région du Frioul-Vénétie pour protéger une zone riche en biodiversité et en produits alimentaires de qualité. "
" Ce que nous savons aujourd’hui des études réalisées pour le gouvernement britannique nous conforte dans notre refus des plantes génétiquement modifiées : les effets sur l’environnement sont négatifs en terme de biodiversité. Et si le maïs OGM se révèle moins défavorable, c’est en comparant avec une culture conventionnelle traitée à l’atrazine, désherbant désormais interdit sur tout le territoire de l’UE. Le moratoire n’a donc aucune raison d’être levé, bien au contraire, malgré la publication hier des règlements européens sur l’étiquetage et la traçabilité des ogm. "
"La Commission ne peut, contre la grande majorité des consommateurs, des citoyens, de l’ensemble des organisations agricoles, maintenir son projet de contamination légalisée des semences conventionnelles sans étiquetage. Si ce projet aboutissait, alors toute tentative de conserver des filières sans ogm serait vouée à l’échec, y compris sur les territoires qui refuseront la culture des plantes transgéniques." explique l'organisation.
La Confédération paysanne, de son côté, dans un communiqué daté également du 22 octobre, rejoint les préoccupations de la FNAB, réclamant "la mise en place préalable d'un réel débat public, démocratique, représentatif et décentralisé sur les OGM."
AM / Cyberagri
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