 | | [ 24/10/2003 11:31 ] L'Institut de Veille Sanitaire, à le 22 octobre, l'occasion d'un point sur les investigations menées suite à l'annonce d'un cas humain probable de méningo-encéphalite à virus West Nile (ou fièvre du Nil Occidental) le 6 octobre dernier, indiqué " Il n’y a à ce jour aucun argument en faveur d’une circulation actuelle du virus en France " . |
Un cas humain probable de méningo-encéphalite à virus West Nile (ou fièvre du Nil Occidental) a été signalé le 6 octobre 2003 par le Centre national de référence (CNR) des Arbovirus. Ce patient réside dans le Var. Par ailleurs, un cas probable d’encéphalite à virus West Nile a été signalé le 9 octobre par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) chez un cheval vivant dans une autre localité du département du Var. Le centre national de référence des Arbovirus a confirmé l’infection par le virus West Nile chez le patient et chez le cheval le 17 octobre.
Compte tenu de l’apparition d’un cas humain et d’un cas équin, il avait été décidé, afin d’étudier la circulation virale, d’étendre la surveillance du West Nile existant déjà en Camargue et en Corse, au département du Var et à l’ensemble des départements français du pourtour méditerranéen (Pyrénées-Orientales, Aude, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes) en : - mettant en œuvre une enquête rétrospective et prospective des cas de méningite, méningo-encéphalite et de polyradiculonévrite sans cause identifiée hospitalisés dans les hôpitaux de ces départements, - évaluant les risques liés à la présence des moustiques, bien que la période automnale ne soit plus favorable à leur prolifération, - étudiant la circulation du virus West Nile sur des chevaux du Var.
Enquête prospective et rétrospective sur d’éventuels cas humains
L’enquête en cours auprès des établissements de soins a permis de recenser 5 cas probables supplémentaires d’infections par le West Nile. Ces patients résident dans le Nord Est Var et ont présenté leurs premiers symptômes dans les 2 dernières semaines d’août . Les premiers examens (tests ELISA) sont fortement en faveur d’une infection à West Nile, les tests de confirmation sont en cours (séroneutralisation). Deux d’entre eux ont présenté des formes neurologiques de la maladie, et les 3 autres ont souffert d’un syndrome grippal. Les 5 patients hospitalisés sont sortis de l’hôpital après une évolution favorable de leur infection.
Aucun cas humain avec un début des signes après le premiers septembre a été identifié à ce jour dans le Var ou un autre département du pourtour méditerranéen.
Investigations entomologiques menées par l’Entente interdépartementale de démoustication méditerranée
Les enquêtes entomologiques de terrain se sont déroulées sur trois jours sur les lieux de résidence du premier cas humain et des cas équins.
Peu de moustiques ont été capturés, du fait d'une présence peu importante de moustiques à cette période. La recherche de virus West Nile (PCR) réalisée par l’Unité des virus émergents de la Faculté de Marseille sur les moustiques capturés s’est révélée négative.
Investigations menées parmi les chevaux
Deux cas équins probables supplémentaires ont été identifiés par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments. Ces deux chevaux résident également dans le Var. Leurs premiers symptômes sont apparus dans la deuxième quinzaine de septembre (figure 1). Les tests permettant la confirmation de ces cas sont encours de réalisation.
Une enquête est actuellement menée par la Direction départementale des services vétérinaires du Var sur plusieurs centaines de chevaux résidant dans le Var, afin d’étudier la circulation du virus West Nile chez des chevaux dans le département.
Conclusions
A ce jour, l’ensemble des investigations menées a mis en évidence une circulation du virus West Nile dans le Var en août et en septembre 2003. Il n’y a à ce jour aucun argument en faveur d’une circulation actuelle du virus en France. En raison des conditions climatiques automnales et de la réduction de la population de moustiques, la probabilité d’une circulation actuelle et dans les semaines à venir du virus sur le territoire français est de plus improbable.
Source INVS
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