Cette enquête a été réalisée auprès de toutes les structures responsables de la gestion de la restauration collective sur le Pays (71 structures identifiées).5 100 repas sont servis par jour en moyenne sur le Pays, la restauration sociale (35%) est la principale restauration (hors centre hospitalier), puis les enfants (30%), les adolescents (24%) et les adultes (11%).
La somme des achats alimentaires est estimée à près de 1,8 milliards d'euros (hors centre hospitalier) avec un approvisionnement local observé principalement dans le cadre des petites collectivités et sur deux produits essentiellement : le pain (93%) et la viande (62%)
.Les commissions élaborant les menus sont principalement composées par le personnel de restauration et intendants. Dans moins d'un quart des cas sont associés les parents, les enfants ou les résidents.De grandes variations existent dans la part consacrée à l'achat de produit alimentaire dans la réalisation des repas (coût total du repas). Ainsi, si en moyenne cette part s'évalue à 1,28 € par repas chez les enfants, elle passe à 2,12 € chez les adultes mais n'est que de 1,39 € pour la restauration sociale. De même des écarts importants sont observés intergroupes, ainsi si la moyenne est de 1,28 € pour la restauration destinée aux enfants, le maximum atteint 2,74 € pour un minimum de 0,80 €.Quatre produits issus de la viande bovine sont principalement achetés : le steak haché (34%), le steak (30%), le Bourguignon (21%) et le rôti (14%). Les produits sont principalement achetés frais à l'exception du steak haché où le surgelé représente près de 50%.Les achats pour les plus petites structures (cantines d'écoles primaires surtout) se font localement auprès des bouchers; les achats de viandes hachées sont réalisés auprès de distributeurs grossistes. Pour les collèges, les lycées et les maisons de retraite, les achats sont effectués par l'intermédiaire de groupements d'achats.
Au vu de ces résultats, le Pays du Bocage Bressuirais en collaboration avec la Mission "Nutrition et Sécurité Alimentaire" engage un plan d'actions visant à mettre en avant l'origine de l'approvisionnement des collectivités et une action vers les écoles primaires en vue de réaliser avec ces dernières un projet pédagogique autour de la viande bovine (programme régional Poitou-Charentes).Dans un deuxième temps, d'autres actions locales pourront peut-être se mettre en place visant à développer l'approvisionnement local et à améliorer l'image de la restauration collective.
Article en relation : le schéma « restauration collective, distribution local- production local », l'exemple du Pays 27/10/03
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