 | | [ 28/10/2003 18:20 ] Philippe Vasseur, ancien ministre de l'Agriculture du gouvernement d'Alain Juppé (1995-1997), visé par une enquête de la commission
d'instruction de la Cour de justice de la République (CJR) dans l'affaire de la vache folle, a qualifié mardi cette enquête de "tout à fait légitime".
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"C'est tout à fait légitime mais je ne pense pas être celui qui sera le plus sur la sellette", a déclaré M. Vasseur, joint au téléphone par l'AFP.
M. Vasseur est aujourd'hui président du Crédit Mutuel Nord-Europe, dont le siège est à Lille.
"Je vais m'y soumettre. C'est la suite logique des plaintes des familles de janvier. Je note au passage qu'il manque un ministre, Jean-Pierre Soisson", le ministre de l'Agriculture du gouvernement de Pierre Bérégovoy d'octobre 1992 à mars 1993, a-t-il affirmé.
"J'ai eu l'occasion de m'expliquer devant deux commissions d'enquêtes, rapports à l'appui. On considère en général que les bonnes mesures on été prises en 1996. C'est moi à cette époque-là qui les ai prises", a-t-il poursuivi.
Cyberagri avec AFP
Voir aussi : Creutzfeldt-Jakob: la CJR va enquêter sur 4 anciens ministres de l'Agriculture
Voir Dossier ESB
La réponse de Jean-Pierre Soisson "Un ancien ministre de l’Agriculture, ainsi que l’avocat de familles de victimes de la maladie de Creutzfeldt Jacob se sont étonnés que je ne sois pas visé par l’enquête diligentée par la commission d’instruction de la Cour de Justice de la République, ayant été moi-même, il y a dix ans, responsable de ce ministère. Je tiens à préciser que, si je ne suis pas mis en cause par cette enquête, c’est parce qu’elle vise principalement des décisions concernant l’interdiction ou la reprise d’importation de viande bovine d’origine britannique. Or, aucune décision de cette nature n’a été prise pendant la courte période (six mois) où j’ai été ministre de l’Agriculture, d’octobre 1992 à mars 1993. J’ajoute que les nombreuses auditions auxquelles j’ai participé, notamment devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, le 4 avril 2001, ont abouti à me mettre hors de cause, ainsi que tous les responsables concernés dans un ministère particulièrement réputé pour la rigueur des procédures qui précèdent chaque prise de décision".
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