- Campagne 2003/2004 : des bilans tendus par la demande intérieure, européenne etmondiale Dans un contexte de renchérissement de toutes les matières premières sur le marché mondial, la demande en céréales françaises ne fléchit pas, en dépit de la forte hausse des prix.
Avec des disponibilités plus limitées qu’à l’accoutumée, les bilans s’annoncent très tendus enfin de campagne. Les besoins fourragers intérieurs, non satisfaits par des ventes de stocks d’intervention encore trop parcimonieuses, se font plus pressants, notamment en blé, sourcede protéines doublement convoitée depuis la flambée des tourteaux de soja. Un atoutégalement prisé par nos voisins d’Europe et d’Afrique du nord, à la recherche d’approvisionnements de proximité en raison des coûts de frêt maritime actuels.
Malgré une légère restriction des ventes de blé sur l’Union européenne à 8,7 Mt, les stocks deblé français pourraient tomber à un niveau jamais atteint, face aux besoins des fabricants d’aliments du bétail de l’hexagone, réévalués à la hausse de 400 000 t à 6,8 Mt et à lademande des pays tiers, révisée à 3,5 Mt (+ 200 000 t) au vu du rythme des sortiesportuaires.
- Vente de stocks d’intervention : 730 000 T de céréales adjugées sur le marchécommunautaire Face à une faible récolte en maïs et des disponibilités en blé limitées, l’Union européenne a décidé de remettre en vente les stocks d’intervention disponibles pour couvrir une partie de ses besoins intérieurs, notamment en alimentation animale. Près de 730 000 T de céréales d’intervention ont été adjugées depuis le 18 septembre dernier, dont 364 000 T de seigle et 350 000 T d’orge.
- Certificats d’exportations pays tiers : léger courant en blé, statu-quo en orge Depuis la suspension, fin juillet, des adjudications en comité de gestion et la mise en place d’un « tiret » limitant la durée de validité des certificats de droit commun, l’octroi des certificats d’exportation dans l’Union européenne reste très limité. Un léger courant d’affairesse maintient toutefois en blé, avec près de 100 000 t de certificats octroyés sur octobre. A ce jour, 3,7 Mt de certificats à l’exportation de grains ont été octroyés dans l’Unioneuropéenne depuis le début de la campagne, dont un peu plus de 2,7 Mt de blé et à peine1 Mt d’orge.
- Importations Union européenne : 1,6 MT de certificats en blé et 1 MT en maïs L’octroi des certificats d’importation de blé a nettement fléchi par rapport à l’an dernier, enl’absence de disponibilités en provenance de la Mer noire. Au total, un peu moins de 1,6 Mt ont été délivrées depuis le début de la campagne contre 5,4Mt l’an dernier à pareille époque. En revanche, le volume de certificats délivrés en maïs dépasse les niveaux habituellementenregistrés à cette époque, avec près d’1 Mt délivrées à ce jour (0,6 Mt l’an dernier à la mêmedate). Des importations non négligeables de maïs sont prévisibles d’ici la fin de la campagnepour couvrir une partie des besoins fourragers de l’Union européenne.
Source ONIC
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