En mai-juin 2003, avec 79,3 millions de têtes, le cheptel bovin de l’UE continue de diminuer par rapport à2002. Cette réduction affecte les principaux pays détenteurs de bovins, épargnant toutefois l’Espagne et le Royaume-Uni.
Les effectifs de vaches sont en baisse, résultat de la diminution du nombre des laitières et d’une nouvelle baisse du nombre de nourrices. La production de lait de vache étant contingentée, les pays de l'UE sont contraints par les quotas. Ils ont dû réduire leur cheptel de vaches laitières qui avait augmenté en mai 2001, faute de pouvoir écouler les femelles de réforme en raison des effets de la crise de l’ESB et de la fièvre aphteuse au premier semestre 2001.
Cette réduction du nombre de vaches s'accompagne d'une diminution du nombre de génisses de plus de deux ans et destinées au renouvellement des troupeaux. Elle se répercute sur le poste des génisses de moins de deux ans, également en baisse. Les effectifs de mâles diminuent dans toutes les catégories, sauf pour ceux âgés d'un à deux ans, dont le nombre est stable. Ceci devrait modérer l’offre au deuxième semestre 2003 et en 2004, notamment dans le secteur du jeune bovin. Le nombre de veaux de boucherie reste stable en France, mais progresse en Italie et aux Pays-Bas.
Recul de la production en 2003 et 2004
En comptabilisant les destructions sanitaires d’animaux au Royaume-Uniet aux Pays-Bas, la production bovine de l'UE s'établirait à 27,8 millions de têtes en 2003, en baisse de 3,8 % sur 2002. Les principaux pays producteurs, France, Allemagne, Royaume-Uni et Italie, participent à la baisse, qui succède à la reprise de 2002. La production de gros bovins serait de 21,7 millions d’animaux, dont 800 000 seraient détruits dans le cadre des programmes sanitaires.
La production de vaches diminuerait de 400 000 têtes en 2003. Celle des génisses perdrait plus de 170 000 têtes en 2003 et celle des taureaux et bœufs se réduirait de près de 340 000 têtes en 2003. La production de veaux (bovins de moins d’un an et de moins de 300 kg vif) se réduirait de près de 170 000 têtes par rapport à 2002.
En 2004, avec une prévision de 27,2 millions de têtes, la production del'UE diminuerait encore de 1,9 % parrapport à 2003. En particulier, ellebaisserait pour la France, l’Allemagne et l'Italie, alors qu'elle s'accroîtrait au Royaume-Uni, en Irlande et aux Pays- Bas. Toutefois, au Royaume-Uni, près du tiers des animaux produits seraient abattus au titre du programme sanitaire lié à l’ESB, toujours en vigueur.
Avec 5,9 millions de têtes, la production de veaux (boucherie et élevage) de l’UE se retirerait de 1,4 % en 2004, principalement sous l’effet de la baisse française.
La production de gros bovins seraitde 21,3 millions de têtes, elle perdrait ainsi 1,0 % par rapport à 2003, avec unrepli pour toutes les catégories. La production de taureaux et bœufs se réduirait de 2,3 %, à 10,2 millions de têtes. La baisse n'épargnerait que l'Irlande et le Royaume-Uni.
Avec 6,8 millions de têtes pour 2004, la production de vaches se réduirait d’environ 160 000 têtes par rapport à 2003. Là aussi, la baisse serait générale, mais l'Irlande, l'Italie etle Royaume-Uni y échapperaient.
La production de génissespoursuivrait sa réduction avec 4,3 millions de têtes, concédant 1,0 % sur2003. Les principaux producteurs del'UE contribuent à ce recul, sauf l'Irlande et le Royaume-Uni. Toutefois, pour ce pays, la progression de la production passera largement dans lesabattages sanitaires.
Source Agreste
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