 | | [ 13/11/2003 18:22 ] Développer le service du vin au verre et relancer la demi-bouteille sont deux des pistes dégagées lors d'un conseil de crise, jeudi
à Paris, par le Syndicat des vins de Bordeaux pour tenter d'enrayer une baisse de près de 15% de la consommation de vin dans les bars et restaurants français. |
Selon une étude du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), cette baisse observée en moins d'un an, "dans le cadre d'une diminution générale de la consommation de vins en France", est "directement liée à la priorité gouvernementale axée sur la sécurité routière".
En usage dans les pays anglo-saxons, la tradition du "doggy bag" appliquée au vin, en permettant de quitter un restaurant avec une bouteille entamée, fait partie des "réflexions stratégiques" pour "déculpabiliser" la clientèle et relancer la consommation, a expliqué Alain Vironneau, président du Syndicat, devant des représentants des métiers de l'hôtellerie et de la restauration.
Le professeur Henri Joyeux, de la faculté de médecine de Montpellier, ardent défenseur de la consommation à chaque repas d'un verre de vin "en bénéfice de santé", a plaidé pour que les discothèques proposent des verres de grands crus en alternative aux alcools forts "nettement plus accidentogènes" selon lui.
"Il faut ensemble réconcilier l'art de vivre et la sécurité, la gastronomie et le civisme en réhabilitant le +vin-plaisir+ sans excès", a estimé M. Vironneau.
Inciter les restaurateurs à proposer un menu "premier prix" avec un verre de vin et suggérer la vente à emporter à prix réduit d'un vin apprécié au cours d'un repas, sont d'autres voies suggérées par le CIVB.
Producteurs, distributeurs, cavistes et restaurateurs admettent également que "l'univers codé et complexe" des cépages et millésimes, déstabilisent le consommateur.
Pour généraliser le service du vin au verre, la maison Richard, l'un des leaders français de la distribution de spiritueux, suggère aux responsables de cafés de proposer en accompagnement "autre chose que des cacahuètes molles et des chips ridées".
Le prix des vins à la carte des restaurants a également été abordé par les professionnels des vins de Bordeaux, mais à pas comptés pour ne pas froisser restaurateurs et limonadiers. Généralement, le prix d'achat est multiplié par trois.
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