 | | [ 18/11/2003 17:25 ] Alors que les marchés des matières premières traversent actuellement l’un des épisodes les plus mouvementés de leur histoire, tant aux niveaux européen que mondial, le SNIA déclare que " une attitude volontaire de la Commission européenne, permettant une réelle maîtrise du marché intérieur, est indispensable ".
|
Au niveau européen, la faible récolte céréalière, résultant de la sécheresse de l’été dernier, alliée à une demande intérieure toujours soutenue, conduisent à une flambée historique des prix qui viennent aujourd’hui flirter avec le prix de seuil. Il faut remonter à 1930 pour retrouver une envolée aussi rapide et brutale des prix du blé, souligne le Syndicat National des Industriels de la Nutrition animale (SNIA).
"Dans cette situation et dans le cadre du marché européen, qui est un marché réglementé, une attitude volontaire de la Commission européenne, permettant une réelle maîtrise du marché intérieur, est indispensable. "
Pour les professionnels cela doit porter prioritairement sur trois axes :
- une sortie rapide des stocks d’intervention, afin de soulager le marché céréalier intérieur en tempérant la hausse des cours ;
- un maintien des restitutions à l’exportation des produits céréaliers transformés, permettant de dégager des co-produits céréaliers nécessaires à l’élevage, dans un marché où les disponibilités en fibres se trouvent également réduites ;
- une gestion des échanges permettant de restreindre les exportations de céréales brutes en dehors de l’Union européenne et de favoriser leurs importations en provenance de pays tiers.
De plus, explique le SNIA au niveau mondial, la forte demande chinoise tire à la hausse l’ensemble des cours mondiaux des matières premières, ainsi que ceux du fret maritime. La faible récolte US de soja se conjugue à ce premier phénomène pour attiser la flambée des prix du complexe soja en particulier, et des protéines, en général. Seules les récoltes sud-américaines pourraient venir tempérer cette lame de fond…
Dans un contexte où la santé des productions animales demeure extrêmement précaire, l’ensemble de ces éléments se répercute sur le coût matières premières des aliments composés. Leur importante progression, depuis le début de la campagne, ne peut qu’entraîner une hausse très significative des prix des aliments, prévient le SNIA.
© Alban Moyaux - Cyberagri
|