" Si le Parlement suit le Gouvernement, Arvalis-Institut du végétal devra immédiatement et irrémédiablement abandonner des recherches indispensables pour l’adaptation de l’agriculture aux exigences des marchés et de la société (maîtrise des qualités et de la sécurité des aliments, protection de l’environnement, meilleure connaissance du vivant). Ce sera d’autant plus aberrant que les Pouvoirs publics insistent sur la nécessité d’un renforcement de l’effort de recherche, en particulier par la création de fondations, et que la nouvelle P.A.C. va obliger l’agriculture française à s’adapter en profondeur."
La disparition des réserves de l’Office National Interprofessionnel des Céréales, qui contribuent à garantir le paiement comptant des céréales aux producteurs, serait tout aussi inadmissible. Elle ne manquerait pas de provoquer un renchérissement des crédits bancaires nécessaires aux coopératives et négociants auxquels livrent les exploitants.
"En ce qui concerne Unigrains, enfin, il doit déjà adapter son activité aux moyens qui lui restent, au détriment des actions économiques et financières d’intérêt général qu’il avait pu conduire jusque-là pour la profession agricole (sécheresse, aide aux secteurs en crise, par exemple)… "
Justifier tous ces prélèvements par la nécessité de financer le déficit du budget des prestations sociales agricoles n’est pas recevable. Les agriculteurs paient au moins autant de cotisations sociales, de CSG, etc. que les autres. Ce déficit provient en réalité d’un désengagement de l’Etat qui refuse d’assumer ses responsabilités au titre de la solidarité nationale.
Les agriculteurs n’accepteront pas d’être ainsi traités. Ils ne peuvent que l’exprimer à leurs élus, notamment aux parlementaires, dans toutes les régions de France."
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