Soutenue conjointement par la FAO et le PNUE, la Convention de (*)Rotterdam établit une première ligne de défense contre les futures tragédies susceptibles d'être causées par les produits chimiques dangereux.
Elle permet aux pays de décider en toute connaissance de cause quels produits chimiques potentiellement dangereux ils sont prêts à accepter et d'exclure ceux qu'ils ne sont pas en mesure de gérer en toute sécurité.
La plupart des parties à la Convention de Rotterdam sont des pays en développement.
Au cas où le commerce d'un produit chimique est autorisé, son utilisation en toute sécurité est facilitée par les exigences de la Convention en matière d'étiquetage et d'information concernant les risques potentiels pour la santé et l'environnement.
La Convention démarre avec 27 produits chimiques soumis à la procédure PIC, mais cinq autres pesticides ont été désignés et nombre d'autres substances devraient venir s'y ajouter.*
Certains pesticides couverts par la Convention, notamment le monocrotophos et le parathion, sont extrêmement dangereux et peuvent présenter des risques graves pour la santé des agriculteurs des pays en développement.
La Conférence des Parties (CdP) à la Convention se réunira pour la première fois à Genève fin 2004. À cette occasion, elle décidera s'il convient d'inclure les produits chimiques qui ont été soumis à la Procédure PIC provisoire ces dernières années.
Elle établira aussi le Comité d'étude des produits chimiques chargé d'évaluer les produits à inscrire à liste de la Convention, elle adoptera son règlement intérieur et ses règles de gestion financière et elle abordera des questions telles que règlement des différends, respect de la Convention et dispositions régissant le fonctionnement du Secrétariat permanent.
Le marché des pesticides
Près de 70 000 produits chimiques différents sont disponibles sur le marché, auxquels viennent s'ajouter chaque année 1500 nouvelles substances.
Ces produits potentiellement dangereux représentent un défi de taille pour les gouvernements en matière de contrôle et de gestion.
Un grand nombre de pesticides interdits ou strictement réglementés dans les pays industrialisés continuent d'être commercialisés et utilisés dans les pays en développement.
En savoir plus sur la procédure de consentement préalable en connaissance de cause (PIC).
© AM - Cyberagri
(*) La Convention couvre 22 pesticides dangereux, à savoir : 2,4,5-T, aldrine, captafol, chlordane, chlordiméforme, chlorobenzilate, DDT, 1,2-dibromoéthane (EDB), dieldrine, dinoseb, fluoroacétamide, HCH, heptachlore, hexachlorobenzène, lindane, composés du mercure et pentachlorophénol, plus certaines formulations de methamidophos, méthyle parathion, monocrotophos, parathion et phosphamidon. Depuis septembre 1998, 5 nouveaux pesticides (binapacryl, toxaphène, oxyde d'éthylène, dichlorure d'éthylène et monocrotophos) ont été soumis à la procédure PIC provisoire
Elle couvre aussi cinq produits chimiques industriels : crocidolite, polybromobiphényles (PBB), polychlorobiphényles (PCB), polychloroterphényles (PCT) et phosphate de tris (dibromo-2,3 propyle).
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