L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) avait été saisie le 18 novembre 2003 pour procéder à un nouvel examen du dossier concernant la mise sur le marché du maïs doux Bt11 au titre du règlement (CE) 258/97 relatif aux nouveaux aliments et aux nouveaux ingrédients alimentaires, notamment sur les deux points suivants :
- la réalisation d'études portant spécifiquement sur du maïs doux, - la réalisation d'essais de toxicité subchronique de 90 jours.
L'Afssa dont l'avis n'est que consultatif. "estime qu'en toute rigueur, afin d'éliminer la possiblité d'effets inattendus, il conviendrait d'évaluer l'impact d'une consommation régulière de maïs doux portant l'événement de transformation BT 11 par une étude de toxicité/tolérance chez le rat ou une étude de tolérance/alimentarité chez un animal d'élevage (par exemple le poulet en croissance)".
Si des essais ont bien été conduits sur des animaux, ils l'ont été uniquement pour la variété de maïs "grain" BT 11, et non sur le maïs doux qui serait effectivement consommé par l'homme.
Les experts réunis par l'Afssa ont éstimé que les "différences génétiques entre les deux variétés, le maïs grain et le maïs doux, se traduisent par des différences notables, notamment dans le métabolisme des sucres". De ce fait, "des effets inattendus (...) ne peuvent être écartés", souligne l'Afssa.
© Alban Moyaux - Cyberagri
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