 | | [ 08/12/2003 13:23 ] Le Ministre de l’agriculture, Hervé Gaymard, a reçu la Fédération nationale d’agriculture biologique des régions de France, et le SETRABIO-Bioconvergence, le lundi 24 novembre. Le ministre indiqué que "la bio devait se développer suivant les lois du marché, que son Plan serait publié en décembre ou janvier, " ce qui a laissé les deux organisations sur leur faim
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"Nous avons pu exposer au Ministre notre regard sur les rôles que peut tenir l’Agriculture Biologique dans le Paysage Agricole Français, Européen et Mondial dans les enjeux de développement durable, de mondialisation solidaire, de protection de l’environnement et de la santé publique, de création de valeurs ajoutées économiques et sociales. La nécessité d’agir simultanément pour conforter les producteurs déjà en place et augmenter les surfaces en bio demeure ainsi une des priorités pour le nouveau plan de développement attendu. " a déclaré la FNAB suite à cette rencontre.
Rémunération de reconnaissance qui prenne en compte les emplois créés sur les exploitations ; aides à la conversion, avec enveloppes régionales en rapport avec de fortes ambitions, et plus incitatives pour les petites exploitations (maraîchage) ; développement de la massification des offres de proximité tant pour les circuits longs que courts, la transformation à la ferme ou dans des petites unités régionales ; besoin d’une promotion générique très forte ; nécessité de créer une interprofession bio transversale ou, à défaut, un comité de liaison inter-interprofessionnel, abondé par les interprofessions conventionnelles mais piloté par une majorité d’acteurs de la bio : tous ces sujets ont été longuement développés durant cet entretien.
"Le Ministre n’aura pas été très disert sur ses intentions, si ce n’est sur la rémunération de reconnaissance à laquelle il semble acquis et pour le financement de laquelle la FNAB a suggéré d’utiliser l’enveloppe de flexibilité de la nouvelle PAC. Quant aux OGM et à une éventuelle coexistence avec les cultures biologiques, H. Gaymard s’est dit peu pressé de lever le moratoire, mais n’a pas répondu à notre demande pressante de refuser la contamination des semences conventionnelles et biologiques. Il nous a enfin indiqué que la bio devait se développer suivant les lois du marché, que son Plan serait publié en décembre ou janvier, et ne semble plus prévoir de négociation autour d’un projet quelconque. Si certains prônent une agriculture biologique timide et banalisée, la FNAB reste ambitieuse pour ce mode de production porteur de mode de développement. Les décisions très prochaines du Ministre s’appuieront sur l’une ou l’autre vision ! " a ajouté la FNAB.
Tout en reconnaissant une écoute attentive de la part du Ministre, la FNAB est donc restée sur sa faim. Au moment où se discutent la part de l’Etat dans les Contrats de Plan Etat-Région, et les financements de nos groupements régionaux, ainsi que les subventions aux organismes de développement comme la FNAB, la non visibilité, même sur du court terme, des moyens financiers et d’un soutien politique à la bio, ne simplifiera pas les négociations à venir.
Voir Dossier Bio © Alban Moyaux - Cyberagri
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