" Avec l'intention de relever le nombre maximum d'animaux par élevage industriel (augmentant ainsi la quantité de lisier épandu à l'hectare), le gouvernement continue à encourager le productivisme agricole, responsable en grande partie de la pollution de l'eau. " déclare le mouvement écologiste, ajoutant "Malgré les déclarations de bonnes intentions sur une nouvelle fiscalité, la réalité n'en reste pas moins l'augmentation de la pollution de l'eau par les agriculteurs. "
Pour les Verts " Ce projet est d'autant plus préoccupant que le cabinet du ministre de l'agriculture bloque la publication d'un rapport gênant sur le taux de pollution par les pesticides de l'ensemble des rivières, des nappes phréatiques françaises et des particules d'air. "
Les Verts réaffirment qu'il s'agit d'instaurer des modalités d'éco-conditionnalité qui limitent sérieusement la course au rendement, à la productivité, à l'agrandissement des exploitations, et des ateliers hors sol.
" L'application du principe pollueur-payeur c'est bien, mais réduire la pollution c'est mieux." conclut le communiqué.
Roselyne Bachelot, a en présentant ses orientations pour une nouvelle loi sur l'eau, estimé que la contribution des agriculteurs à la dépollution de l'eau ne pouvait "en aucun cas rester symbolique".
Observant que "le rapport actuel entre les redevances payées et les aides reçues (par les agriculteurs des Agences de l'eau) est de l'ordre de un à sept", elle estime que "ce ratio doit évoluer".
Elle a cité un récent rapport parlementaire, qui "propose de tendre vers un rapport de un à deux".
Rappelons que le projet de Mme Bachelot propose la création d'une redevance calculée en fonction du nombre de sacs d'engrais et d'aliments du bétail achetés par l'agriculteur qui remplacerait l'actuelle redevance élevage, assises sur la qualité des effluents.
Le discours de Mme la Ministre pour la clôture des Assises nationales de l'eau
© Alban Moyaux - Cyberagri
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