 | | [ 17/12/2003 8:16 ] Les traitements phytosanitaires accompagnent la hausse des rendements. De 1994 à 2001, le nombre des traitements augmente, les mélanges de produits sont plus fréquents mais les doses annuelles par hectare traité se réduisent pour de nombreuses matières actives, selon une étude du enquête du Service central d'études et statistique du ministère de l'Agriculture. |
Pour le blé comme le maïs, les meilleurs rendements sont obtenus dans les parcelles qui reçoivent le plus de traitements phytosanitaires.
La diversité des pratiques reflète d’abord les potentiels agronomiques des terres ainsi que les conditions climatiques. Mais elle illustre aussi les différents comportements des exploitants. La stratégie de traitement, les dosages comme les mélanges de produits varient beaucoup selon les agriculteurs. L’itinéraire technique du blé tendre, cultivé en 2001 sur 4,5 millions d’hectares, comporte en moyenne deux désherbants, trois fongicides, un insecticide et un raccourcisseur de paille. Celui du maïs grain et fourrage, produit sur plus de 3 millions d’hectares, trois traitements dont au moins deux désherbants. En 2001, les rendements moyens du blé tendre s’élèvent à 53 quintaux dans les exploitations qui réalisent de un à trois traitements. Ils sont de 73 quintaux pour six à huit traitements.
Les rendements du blé sont en moyenne de 81 quintaux à l’hectare dans les unités qui ont recours à plus de huit traitements. On fait le même constat pour le maïs grain avec toutefois une moindre diversité des rendements. Une partie de ces produits ou de leurs dérivés se retrouvent dans les cours d’eau, les nappes souterraines et l’atmosphère. Les pollutions des eaux par les pesticides ne sont cependant pas toutes d’origine agricole.
Source Scees
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