Les EST sont une famille de maladies qui se caractérisent par une dégénérescence des tissus cérébraux. La maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) chez l'homme, l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) et la tremblante du mouton sont toutes des EST. Les contrôles ont été introduits en 2002 afin de connaître avec plus de précision la prévalence des EST dans les populations d'ovins et de caprins de l'Union européenne. Aujourd'hui, cet objectif a été atteint et la surveillance portera désormais sur des groupes cibles particuliers.
La surveillance active des EST dans les populations d'ovins et de caprins à l'intérieur de l'Union est devenue une exigence communautaire le 1er janvier 2002. Il a ensuite été décidé de renforcer cette surveillance. Depuis le 1er avril 2002, le nombre minimum d'ovins et de caprins à soumettre au dépistage des EST dans les États membres qui abattent un grand nombre d'ovins adultes est passé à 66 000 animaux, dont 60 000 animaux abattus en bonne santé et 6 000 animaux morts à la ferme de plus de 18 mois. Les États membres qui abattent ces animaux en moins grand nombre ont été priés d'augmenter le nombre de contrôles pour atteindre des objectifs réalisables.
La Commission a proposé d'intensifier la surveillance en réponse à un avis émis par le Comité scientifique directeur les 18 et 19 octobre 2001, qui invitait à réaliser de toute urgence une enquête sur l'incidence des EST dans les populations d'ovins et de caprins de l'Union européenne.
Quels ont été les résultats du dépistage ?
Jusqu'à la fin octobre 2003, quelque 850 000 ovins et caprins ont été contrôlés dans toute l'Union conformément aux nouvelles mesures. 2 000 cas de tremblante du mouton ont été confirmés. Il convient d'ajouter à ce nombre plus de 1 000 cas de cette maladie découverts par les vétérinaires et les exploitants chez des animaux présentant des signes cliniques.
La surveillance a permis à certains États membres connaissant mal le nombre de cas de tremblante du mouton dans leurs populations d'ovins et de caprins d'évaluer approximativement l'ampleur du problème. Elle a également abouti à la première confirmation de la tremblante dans un État membre (la Finlande).
Que va-t-il se passer ?
Le système précédent ayant atteint son objectif initial, la Commission a adopté aujourd'hui un nouveau régime de dépistage qui entrera en vigueur le 1er janvier 2004. Désormais, on établira des échantillons de différentes tailles pour les ovins et les caprins. Dans les abattoirs, le nombre d'ovins à tester a été considérablement réduit, tandis que le contrôle des caprins ne sera plus obligatoire. L'accent sera mis davantage sur le contrôle des ovins et caprins morts à la ferme dans tous les États membres. C'est dans cette catégorie que l'on trouve généralement le plus grand nombre d'animaux infectés.
Le nombre de contrôles requis par les nouvelles mesures ainsi que les tailles des populations d'ovins et de caprins adultes dans les 15 États membres et les pays adhérents figurent en annexe.
Actuellement, la tremblante, qui n'est pas considérée comme une maladie ayant des incidences sur la santé humaine, est la seule EST qui apparaît naturellement dans ces espèces. Depuis quelques années, on s'est néanmoins inquiété de savoir si l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) pouvait avoir contaminé à un faible niveau les populations d'ovins et de caprins. Jusqu'à présent, il n'y a pas de preuve de la présence de l'ESB chez les petits ruminants élevés dans les prés.
En 2004, 4,55 millions d'euros seront mis à disposition pour cofinancer le dépistage de la tremblante dans les États membres actuels et dans certains futurs États membres. Un financement communautaire d'un montant de 15,67 millions d'euros a par ailleurs été alloué aux mesures d'éradication de la tremblante du mouton.
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