Les signataires du protocole de Carthagène entré en vigueur l'an dernier ont conclu cinq jours de travaux par l'adoption d'un "système rigoureux" régulant la manutention, le transport, l'empaquetage et l'identification des récoltes, aliments et autres produits transgéniques malgré l'opposition des Etats-Unis et d'autres pays exportateurs d'OGM, selon le Programme des Nations Unis pour l'environnement (PNUE).
Selon le nouveau système, tous les transports en gros de récoltes d'OGM destinés à la consommation humaine et animale ou à être transformés, comme le soja et le maïs, doivent être étiquetés comme tels, selon le PNUE.
Les noms communs, scientifiques et commerciaux de l'organisme, ainsi que son code de la modification génétique doivent être précisés, de même que les coordonnées des intermédiaires. Les règles de manutention et de stockage doivent être également clairement indiquées.
Les exportations d'OGM qui doivent être introduits directement dans l'environnement, comme les poissons et les semences, doivent mentionner qu'ils sont destinés à un usage en zone délimitée, fournir un contact en cas d'urgence, identifier la nature de la catégorie de risque et comment l'OGM doit être utilisé.
Alban Moyaux-Cyberagri avec AFP
Voir Dossier OGM
Le protocole de Carthagène, adopté en janvier 2000 à Montréal, est un accord international sur les mouvements transfrontaliers d'OGM entré en vigueur en septembre 2003. Instrument contraignant de la Convention sur la biodiversité biologique (1992), il autorise un Etat à interdire l'importation d'OGM en vertu du principe de précaution.
Les Etats-Unis n'ont pas adopte l'accord ratifié par 86 pays et l'Union européenne et font campagne pour l'acceptation des OGM dans le monde, affirmant qu'il ne représentent ni un risque sanitaire ni une menace pour l'environnement.
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