Pour assurer le bien-être des animaux, la Commission proposait que, pour les transports par route sur plus de 50 kilomètres, le chauffeur soit tenu de s'arrêter toutes les 9 heures et de laisser les animaux au repos pendant 12 heures. Ce règlement devant concerner toutes les espèces animales.
Les députés ne jugent pas cela réalisable. Ils préfèrent plutôt limiter la durée de voyage à un total maximum de 9 heures pour les animaux destinés à l'abattage lorsque le trajet dépasse 100 km.
Toutefois cette restriction ne serait pas d'application dans les cas où il n'y aurait pas au moins deux abattoirs disponibles dans un rayon de 500 km à compter du lieu de départ. Quant aux animaux destinés à des spectacles publics, à des expositions ou devant participer à des activités d'entraînement (comme les chevaux de course), ils ne doivent pas, pour les députés, être couverts par cette nouvelle législation. De même, le transport d'animaux malades ou trop jeunes ne doit pas être autorisé non plus.
Afin que les animaux ne soient pas exposés à d'inutiles souffrances, les députés entendent que les véhicules de transport satisfassent à des normes minimales concernant le nombre d'animaux par camion, la température, l'espace disponible par animal, le système de ventilation et l'approvisionnement en aliments et eau fraîche.
Quant à l'utilisation d'instruments servant à administrer des secousses électriques, elle doit être interdite.
Autres nouveautés apportées par les eurodéputés, la création pour les chauffeurs d'un certificat spécifique de formation au bien-être des animaux et un certificat d'agrément aux véhicules répondant aux exigences en matière d'équipement.
Alban Moyaux - Cyberagri
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