L'Union européenne n'est pas une forteresse ; au contraire, elle est le premier acheteur mondial de produits agricoles en provenance de PVD (ses importations équivalent à celles des États-Unis, du Japon, du Canada, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande réunies). À elle seule, elle absorbe quelque 85% des exportations agricoles de l'Afrique et elle applique sur les importations de produits agricoles des redevances douanières de l'ordre de 10,5%, alors que la moyenne de ces redevances est de 30 % au Brésil et de 60 % dans les PVD.
L'Union veut cependant faire plus. Dans le contexte des négociations en cours à l'OMC, elle propose des mesures spécialement adaptées aux PVD.
Elle est prête à bouger sur l'élimination de toutes les formes de subventions aux exportations. La condition qu'elle impose est un strict parallélisme. D'autres formes de promotion à l'exportation, tout aussi nuisibles pour les PVD (crédits à l'exportation et aide aux exportations au titre d'« aide alimentaire », aux États-Unis, ou monopoles d'État dans le secteur commercial, au Canada et ailleurs) doivent également disparaître.
Les PVD doivent être autorisés à réduire leurs redevances et les subventions agricoles propres à entraîner une distorsion des échanges dans des proportions bien moindres et sur une période plus longue.
L'Union souhaite la création d'une « boîte "sécurité alimentaire" » pour répondre aux préoccupations légitimes des PVD au sujet des cultures névralgiques, et elle considère qu'un instrument de sauvegarde particulier devrait assurer la sécurité alimentaire desdits pays.
Les PVD doivent aussi pouvoir aider leur secteur agricole pour des raisons de développement.
Tous les pays industrialisés doivent garantir un accès sans redevances ni contingentements aux exportations des 49 pays les plus pauvres du monde. L'Union européenne a donné l'exemple et c'est maintenant le tour des autres pays industrialisés.
L'Union propose en outre que ceux-ci exemptent de redevances douanières au moins 50% de leurs importations en provenance des autres PVD.
Enfin, l'Union propose que l'on se penche sur le problème de l'escalade tarifaire, sérieuse entrave à la consolidation par les PVD de leurs exportations à valeur ajoutée.
L'Union européenne, veut faciliter le commerce des denrées et des produits agricoles
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