Cette étude s’intéresse à la demande réelle des filières agricoles pour des cultures exclusivement conventionnelles, aux conditions de coexistence appliquées en Europe pour des cultures spécifiques et également à l’expérience Nord-Américaine en matière de cultures génétiquement modifiées.
Principales conclusions du rapport
1/ Les cultures génétiquement modifiées peuvent coexister avec les cultures conventionnelles et biologiques.
Le rapport d’étude montre en effet que les cultures OGM développées à des fins commerciales dans l’Union européenne et en Amérique du Nord coexistent avec les cultures conventionnelles et biologiques sans provoquer de problèmes économiques ou commerciaux. Seuls quelques incidents isolés de présence d’OGM dans des cultures biologiques ont été relevés et ce, même en Amérique du Nord, où les cultures génétiquement modifiées représentent une part importante dans la production de soja, de maïs et de colza.
2/ Les affirmations des groupes anti-OGM selon lesquelles les cultures OGM et non OGM ne peuvent pas coexister sont exagérées.
En effet, selon le rapport, même dans l’hypothèse d’une augmentation de la commercialisation de cultures OGM et de la surface consacrée à l’agriculture biologique dans l’Union européenne, la probabilité de problèmes économiques et commerciaux liés à la coexistence reste limitée.
3/ Appliquer aux cultures OGM des exigences onéreuses de coexistence et de responsabilité serait inéquitable et disproportionné.
Le rapport indique que, si de telles conditions étaient appliquées à tous les agriculteurs européens souhaitant développer des cultures OGM, elles seraient sources de discrimination. Dès lors, les agriculteurs pratiquant l’agriculture conventionnelle (qui représente actuellement 99.59 % des surfaces cultivées), seraient découragés d’adopter une nouvelle technologie qui apporte pourtant des avantages concrets (augmentation des rendements, réduction des coûts), ainsi que des bénéfices environnementaux (réduction de l’usage des produits de protection des cultures, utilisation d’herbicides moins agressifs pour l’environnement, réduction des niveaux d’émission des gaz à effet de serre). La version intégrale du rapport et son résumé sont disponibles sur : www.pgeconomics.co.ukAM - Cyberagri d'après DEBA 1) PG Economics est une société d’étude et de conseil regroupant des économistes agronomes spécialisés dans l’application des nouvelles technologies à l’agriculture.
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