L’APJE, l’APE, l’Afeama, l’Aged : pas moins de quatre aides venaient épauler les nouveaux parents. Par mesure de simplification, elles sont remplacées par la Paje (Prestation d’accueil du jeune enfant) pour les enfants nés, ou adoptés, après le 1er janvier 2004. Les familles qui recevaient déjà des aides au titre des anciens dispositifs continuent, elles, de percevoir leurs anciennes prestations. Sauf si un nouvel enfant est arrivé dans la famille depuis le 1er janvier, c’est alors la Paje qui s’applique à toute la famille.
Cette prestation Paje se compose d’une prime à la naissance ou à l’adoption, d’une allocation de base versée dès la naissance, et d’un complément pour compenser un arrêt d’activité ou des frais de garde.
La prime à la naissance ou à l’adoption est versée en totalité dès le 7ème mois de grossesse ou dès l’arrivée de l’enfant adopté. Cette prime de 808 euros en 2004 remplace les 5 anciens versements de 159 euros. Elle est soumise à conditions de ressources mais le plafond de ressources annuelles est de 36 713 euros pour un couple avec deux revenus et deux enfants, contre 26 799 euros auparavant.
Quant à l’allocation mensuelle, également attribuée sous conditions de ressources, elle est fixée à 162 euros par mois de 0 à 3 ans.
Le complément vise ensuite à financer la garde de l’enfant, de 0 à 6 ans, ou la cessation de l’activité professionnelle. Un « complément libre choix mode de garde » sera versé pour l’emploi d’une assistante maternelle agréée ou d’une personne à domicile (soumis à conditions de ressources). L’aide varie en fonction de l’âge de l’enfant et des ressources, et indemnise tout ou partie des cotisations sociales.
Les parents qui souhaitent réduire ou cesser temporairement leur emploi pour garder leur enfant peuvent aussi bénéficier d’un « complément de libre choix d’activité ». Il remplace l’allocation parentale d’éducation et, fait nouveau, il pourra être versé dès le premier enfant. Le niveau de cette aide a été revalorisé de 15% et son montant dépendra d’un versement préalable ou non de l’allocation mensuelle.
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