L’Autorité européenne de sécurité des aliments a reçu une demande de la part de la Commission européenne concernant l’évaluation de la sécurité du produit enzymatique Bio-Feed Phytase produit au moyen d'une nouvelle souche et qui contient une 6-phytase (CE 3.1.3.26). Cet additif est destiné à améliorer l’utilisation du phosphore chez les animaux recevant une alimentation à base de céréales.
La nouvelle souche de production est appelée Pz-3. Pz-3 Aspergillus oryzae BECh2 provient de la souche Aspergillus JaL228, utilisée comme base pour la souche de production Pz-2. Pz-2 et Pr-3 portent un gène dérivé de Peniophora lycii codant pour la 6-phytase. Bio-Feed Phytase Pz-2 est déjà autorisée chez les poulets d’engraissement, les poules pondeuses, les dindes d’engraissement, les truies, les porcelets et les porcs d’engraissement.
Les scientifiques de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ont conclu que d’après les données disponibles, le changement de la souche de production Bio-Feed Phytase ne soulève aucune inquiétude sur le plan de la sécurité pour les consommateurs, les utilisateurs, les espèces cibles ou l’environnement.
En l’absence de phytases ajoutées, le phosphate piégé sous forme de phytate dans les structures végétales des aliments pour porcins et volaille est excrété par les animaux sans être digéré. Il passe alors dans le fumier pour devenir une source potentielle de pollution.
Lors de l’épandage du fumier sur les terres, ce phosphore s’infiltre et atteint les eaux de surface et la nappe phréatique. Une teneur en phosphore excessive dans l’eau douce ou l’eau de mer peut conduire à une eutrophisation.
"La forte teneur en phosphates du fumier est due aufait que les porcs ne digèrent pas le phytate. L’ajout d’une phytase à l’alimentation permet de dégraderle phytate et de libérer 50% environ du phosphore." explique Novo Nordisk, la firme productrice de Bio-Feed Phytase.
Alban Moyaux -Cyberagri
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