Les producteurs de vins à appellation d’origine contrôlée se félicitent du soutien apporté par le ministre de l’Agriculture aux propositions émises par la filière pour redynamiser l’offre viticole française.
Pour la CNAOC, l’objectif principal est de permettre à la France d’être présente sur tous les segments de marché, de dynamiser l’offre et de lutter à « armes égales » avec nos concurrents étrangers. Une segmentation précisément établie entre deux logiques de production différentes devrait permettre de clarifier l’offre. Chaque région viticole française pourra choisir de s’ouvrir ou pas à la mixité.
Selon Christian PALY, président de la CNAOC, « c’est une bonne chose que les vignerons disposent d’une alternative au « tout-appellation ». Ainsi, le choix du vigneron de produire de l’appellation se fera en toute connaissance de cause. C’est notre deuxième point de satisfaction : le ministre engage la filière à aller vers l’appellation une et indivisible et encourage les syndicats d’appellation à veiller à ce que l’appellation soit vraiment synonyme de rigueur et de qualité. »
La CNAOC travaille depuis plusieurs mois avec l’INAO pour que l’appellation ne soit plus seulement garante d’une origine mais exprime vraiment un terroir et apporte également une assurance de qualité au consommateur. Dans ce cadre, les syndicats d’appellation s’engagent pleinement et fortement dans les chantiers : précision des règles de production définies dans chaque décret, réforme de l’agrément et contrôle des conditions de production. Ils devront notamment veiller à la bonne lisibilité par les consommateurs des principes de hiérarchisation entre appellations.
Enfin, la CNAOC apprend avec une grande satisfaction que la participation de l’Etat à la promotion de l’offre viticole française va augmenter. Un effort soutenu sur la communication constitue le seul moyen de rencontrer les consommateurs, leur apporter des éléments d’explication de l’offre française de vins et les moyens d’apprécier ses nombreuses qualités et subtilités, de façon modérée et responsable bien sûr. Mais, Christian PALY précise que « c’est seulement une première étape. Nous devons nous engager dans une réforme de l’OCM Vins pour développer au niveau européen une vraie politique communautaire de promotion des vins ».
« Les discussions engagées depuis plusieurs années et relancées récemment, ont été utiles pour parvenir à un consensus entre tous les membres de la filière. On ne peut que se féliciter de ce travail commun à toute la filière. Aujourd’hui, nous jouons l’avenir du vin français. Il est urgent que chacun d’entre nous s’engage dans la réforme. Les producteurs de vins AOC y sont prêts. »
AM / Cyberagri
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