 | | [ 27/07/2004 14:04 ] Puisque les contaminations alimentaires ont encore fait la une de l’actualité ces dernières semaines, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France rappelle que l’agriculture biologique offre à tous, producteurs, consommateurs, citoyens, " une alternative crédible dénuée de risques pour la santé, rémunératrice et créatrice d’emplois dans les territoires ruraux". |
" Les moyens pour développer la production et la consommation françaises existent, qui pourraient permettre à tous de s’alimenter en bio. Mais la volonté politique n’est pas au rendez-vous. " ezstime la FNAB dans uhn communiqué.
53 % des fruits, légumes et céréales consommés en France contiennent des résidus de pesticides, dont 8,9 % à des doses supérieures aux limites européennes maximales de résidus admises ; du Fipronil, matière active du Régent, retrouvé dans du lait de consommation ; des eaux souterraines et de surfaces toujours autant contaminées par des produits phytosanitaires ; … : l’alimentation des consommateurs français ne s’améliore donc pas, alors que le lien entre cancers et résidus de produits phytosanitaires dans les denrées et l’eau du robinet semble se confirmer. Quant aux producteurs agricoles, leurs maladies professionnelles et l’augmentation des malformations relevées chez leurs enfants sont de plus en plus fréquemment imputées aux produits de traitement qu’ils utilisent.
Face à ces faits inquiétants, l’agriculture biologique présente une alternative crédible pour l’ensemble de la société : en préservant les écosystèmes, elle permet de contrôler les insectes nuisibles sans utilisation de la chimie de synthèse ; n’utilisant pas de produits chimiques de synthèse, elle préserve la santé des producteurs et des consommateurs. Et si les rendements sont plus faibles, l’autonomie importante des fermes bio, ainsi que la non utilisation d’intrants chimiques, permettent de réduire les coûts de production et d’offrir au producteur un revenu souvent plus élevé qu’en conventionnel. Créatrice d’emplois dans les fermes (20% de plus dans une exploitation bio qu’en conventionnel) et d’activités liées aux territoires, elle préserve autant la vie rurale que la diversité des paysages.
Cyberagri d'après communiqué de la FNAB
La FNAB rappelle que, si les produits bio sont plus chers que les produits conventionnels, le surcoût dû à sa moindre productivité est faible. Le différentiel aides PAC, en défaveur des bio (entre 25 et 40% de primes en moins), le « mitage » bio du territoire obligeant à des frais de transports et de logistique importants pour collecter, transformer, distribuer les productions et produits bio, en sont parmi les causes principales. Alors que d’autres Etats membres de l’Union Européenne font tout pour réduire les causes des écarts de prix entre bio et conventionnel, et ont institué une aide pérenne à la production, la France refuse la rémunération de reconnaissance aux agrobiologistes avant 2007 au plus tôt, et mégote son aide à la promotion de notre mode de production auprès des consommateurs. Et alors qu’un nouveau plan de sauvetage de notre sécurité sociale vient d’être voté, la prévention, notamment de nombreuses maladies dues aux contaminations des denrées alimentaires et de l’eau, et des maladies professionnelles des paysans, a été purement et simplement « oubliée ».
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