" la destruction de cette parcelle d’expérimentation, qui a reçu toutes les autorisations nécessaires du Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales, est une véritable provocation et porte atteinte à la liberté de la recherche. " déclare Monsanto dans un communiqué. Monsanto regrette que les forces de l’ordre, " pourtant informées depuis plusieurs jours" , n’aient pu empêcher la destruction de l’essai.
" Ce type d’événement n’est pas nouveau car, depuis la première action en 1997, les destructions se sont succédées. Avec au total plus de 50 destructions, les opposants aux OGM, au mépris de la loi, se sont arrogés le droit de décider de la non-pertinence d’une application technologique allant jusqu’à utiliser la violence. " souligne l'entreprise.
Et pourtant, ajoute Monsanto, " aujourd’hui, 18 pays, représentant plus de la moitié de la population mondiale, ont adopté les biotechnologies agricoles et les surfaces concernées augmentent rapidement et régulièrement chaque année : 67,7 millions d’hectares en 2003. Ce taux d’adoption, rarement égalé pour une technologie en agriculture, est le reflet de l’intérêt des plantes génétiquement modifiées. Les pays qui les ont adoptées en tirent des avantages significatifs, sur les plans économique, environnemental et sociétal."
" Pourquoi refuser à l’agriculture française le droit à la recherche et le choix de disposer d’une technologie prometteuse ? " interroge Monsanto pour qui "Les bénéfices des plantes génétiquement modifiées ont fait l’objet, pays par pays, culture par culture d’une évaluation, comparée aux éventuels risques. Les experts du monde entier s’accordent sur la sécurité en termes de santé, humaine comme animale, et d’environnement des plantes génétiquement modifiées actuellement commercialisées."
En France, le nombre de sites d’essai a chuté de près de 90 % avec 1100 sites d’essai en 1998, seulement 141 en 20011 , une cinquantaine en 2003 et 8 en 2004. Et chaque année, de nombreux sites d’essais sont détruits.
" Comment justifier le refus de l’évaluation de ces technologies en France tout en clamant une volonté de préserver l’avenir de l’agriculture ? Depuis la première destruction d’un essai OGM en 1997, pour répondre aux questions de la société civile sur les plantes génétiquement modifiées, de nombreux espaces de dialogue ont été mis en place. Plus spécifiquement concernant les programmes d’expérimentation au champ, la consultation du public et l’information locale sont aujourd’hui effectives. Face à cette volonté de transparence, les manifestations et les destructions se sont accrues rendant le dialogue impossible. Comment ne pas remettre en cause la sincérité des « faucheurs d’OGM » lorsque les destructions sont revendiquées comme des actes médiatiques ?"
"En dépit des destructions trop nombreuses sur des sites de Monsanto ou d’autres institutions publiques ou privées, Monsanto a toujours maintenu sa volonté de poursuivre ses travaux de recherche en France. C’est grâce à la recherche, partie intégrante du métier de semencier, que Monsanto pourra répondre aux exigences spécifiques de l’agriculture française, qu’elle soit conventionnelle, biologique ou OGM. Cette conviction que le progrès et l’innovation sont nécessaires à l’agriculture française pour en assurer la pérennité et la compétitivité, Monsanto la partage en France avec de nombreux partenaires. Il est temps d’adopter une attitude responsable, basée sur la science, pour une utilisation raisonnée des plantes et des produits alimentaires issus des biotechnologies et au nom d’une légitime aspiration au progrès. Il est temps aussi que les pouvoirs publics ne laissent pas de tels événements se reproduire, qu’ils appliquent une rigueur sans faille pour faire appliquer le droit en protégeant les propriétés des agriculteurs et les expérimentations, autorisées et contrôlées méticuleusement dans un cadre réglementaire extrêmement exigeant." conclut l'entreprise.
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