Les députés s'opposent à lever l'interdiction de l'utilisation de farines de poisson pour l'alimentation des ruminants, ce que propose la Commission, estimant que ceci n'est pas compatible avec l'obligation imposée à la Communauté par l'article 152, paragraphe 1, du traité CE. En effet, la réglementation en vigueur interdit l'utilisation de protéines animales transformées dans l'alimentation des animaux d'élevage détenus, engraissés ou élevés pour la production de denrées alimentaires et, notamment, pour l'alimentation des ruminants. Le Parlement ne partage pas l'avis de la Commission selon lequel la capacité des laboratoires à détecter de "faibles quantités de protéines" provenant de mammifères dans les aliments pour animaux contenant des farines de poisson se serait améliorée suffisamment pour justifier la levée des interdictions.
Les députés réclament, en outre, des contrôles rigoureux pour tout aliment pour animaux et une analyse scientifique des valeurs limites acceptables pour la dioxine dans les farines de poisson utilisées pour l'alimentation des porcs et de la volaille.
Le Parlement européen, particulièrement suite à la crise de la vache folle et d'autres contaminations alimentaires graves de ce type, se prononce régulièrement pour la prévention des risques. La résolution adoptée s'inscrit dans cette logique.
AM / Cyberagri
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