L’UE jugent ces sanctions illégales étant donné qu’elle a supprimé les mesures estimées non conformes à l’OMC dans le cadre de l’affaire du bœuf aux hormones portée devant l’Organisation en 1998. Le Canada et les États-Unis ont maintenu leurs sanctions tout en refusant de contester la directive adoptée par l’UE pour se conformer à la décision de l’OMC.
Le commissaire en charge du commerce, Pascal Lamy, a déclaré: «Rien ne justifie le maintien de sanctions à l’encontre des entreprises européennes qui exportent vers le Canada et les États-Unis. L’interdiction par l’UE de certaines hormones stimulant la croissance est désormais en totale conformité avec nos obligations internationales. Nous avons modifié notre législation en nous basant sur une évaluation scientifique des risques approfondie, indépendante».
Les sanctions américaines et canadiennes à l'encontre de l'UE se traduisent par une augmentation des droits de douane frappant une liste de produits déterminés, pour un montant qui s'élève respectivement à 116,8 millions USD et 11,3 millions CAD. Des sanctions sont appliquées depuis juillet 1999.
AM / Cyberagri
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