Présenté par le ministre de l'Agriculture, Gianni Alemanno, ce décret vise à "protéger la production traditionnelle agricole pour les communes qui le désirent et pour les consommateurs italiens qui, selon le ministre, se disent à 70% hostiles aux OGM".
Treize régions d'Italie - dont le Piémont, la Toscane, l'Ombrie, le Latium, le Trentin - 27 provinces et 1.486 communes se sont déjà proclamées "libres d'OGM" et ont adopté des réglementations régionales en ce sens.
L'adoption de ce décret avait été retardée à plusieurs reprises, notamment à la suite d'une déclaration de Silvio Berlusconi qui avait affirmé que "son gouvernement avait été élu pour donner plus de libertés aux citoyens" et qu'il se demandait si un tel décret allait dans ce sens.
"La liberté c'est bien, mais il faut des règles", avait rétorqué le ministre de l'Agriculture.
Par ailleurs, les partisans des OGM avaient trouvé un fervent défenseur en la personne de l'ancien ministre de la Santé, Umberto Veronesi, parlant au nom de nombreux chercheurs.
"Toute personne intelligente devrait choisir pour s'alimenter les produits les plus sûrs, et il n'y a pas de produits plus contrôlés que les produits OGM. Si je pouvais, je choisirais toujours le maïs transgénique, certainement plus sûr que le maïs dit biologique", avait affirmé M. Veronesi.
|
© 2004 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.
|