 | | [ 17/11/2004 17:03 ] L'oeuf doit être "réhabilité", car il s'agit
d'un aliment de choix, selon plusieurs experts des Académies de médecine et d'agriculture, qui ont mis l'accent mercredi à Paris sur les conditions plus "hygiéniques" de production dans les élevages industriels. |
"Le retour aux méthodes d'élevage en poulailler ou +au sol+ ne pourrait être que préjudiciable, tant au plan sanitaire (incidence des salmonelloses, présence éventuelle de dioxine...) qu'à celui des coûts de production (mortalité accrue, coûts alimentaires..)", a expliqué le Pr Alain Rérat, de l'Académie de Médecine, lors d'une conférence de presse.
Les experts s'inquiètent aussi des conséquences d'une directive (loi) européenne adoptée en juillet 1999, qui établit de nouvelles normes (superficie minimale, litière, perchoir) applicables dès 2002 aux nouvelles installations et à partir de 2012 à toutes les installations.
"Sous prétexte de bien-être animal", cette nouvelle règlementation risque d'accroître les coûts de production et d'entraîner des délocalisations, a fait valoir le Pr Rérat.
"Certaines personnes gardent surtout l'image d'un animal privé de liberté dans une cage trop étroite, ne voyant jamais la lumière du soleil et nourri +artificiellement+ des provendes industrielles", ont résumé Claude Callet et Jean-Claude Blum, directeurs de recherches honoraires à l'INRA (Institut national de la recherche agronomique).
"Or, ces idées, généralement exagérées, ne renseignent en rien sur la composition de l'oeuf", ont-ils ajouté, regrettant aussi que le consommateur ne s'inquiète que de "sa teneur en cholestérol", et "oublie sa réelle valeur diététique".
La France est le premier producteur de l'UE avec 15,2 milliards d'oeufs de consommation produits en 2003 (920.000 tonnes), soit 18% de la production communautaire, selon Pascale Magdelaine (Institut Technique de l'Aviculture).
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