L’animal infecté est né en 1996, avant l’introduction (en 1997) de l’interdiction visant les aliments destinés au bétail. On pense que l’animal aurait été infecté par de la nourriture contaminée avant l’entrée en vigueur de l’interdiction.
L’animal infecté a été détecté grâce au programme national de surveillance amélioré récemment. À mesure que d’autres animaux à risque élevé seront testés, d’autres cas d’ESB pourraient être découverts. En 2004, plus de 22 000 animaux ont été testés au Canada.La confirmation de l’ESB chez cet animal n’est pas inattendue souligne le communiqué de l’Agence canadienne d’inspection des aliments . Le Canada dispose d’une série de mesures d’atténuation du risque visant à protéger la santé du public et des animaux, parmi lesquelles on trouve le retrait des MRS de la chaîne alimentaire humaine, l’interdiction de nourrir les ruminants avec des aliments provenant de ruminants, le programme national de surveillance, les restrictions en matière d’importation. En conséquence, les États-Unis continuent de considérer le Canada comme une région à risque minimal. Tel qu'indiqué dans le communiqué de presse du USDA (United States Department of Agriculture) du 30 décembre 2004, les États Unis iront de l'avant avec leur intention de reprendre le commerce avec le Canada.
L’ACIA, qui poursuit son enquête, a déterminé d’où provenait l’animal infecté. Les efforts en cours à l’heure actuelle visent à déterminer si d’autres animaux présentent un risque semblable. Plus précisément, l’Agence se concentre sur deux catégories d’animaux : les descendants de l’animal infecté nés récemment et les bovins nés sur la même ferme que l’animal infecté au cours d’une période d’un an entourant la naissance de celui-ci. Ces travaux avancent aussi rapidement que possible.
L’Agence a également entrepris une enquête visant à déterminer ce que l’animal infecté a reçu comme nourriture au cours des premiers mois de sa vie, soit la période précédant l’interdiction de 1997 à l’égard des aliments destinés au bétail, période au cours de laquelle il a fort probablement été infecté. Étant donné l’âge de l’animal, il se pourrait que l’on ne puisse pas identifier de manière définitive un aliment particulier comme source de l’infection. Toutefois, les renseignements recueillis au cours des enquêtes et des analyses continuent d’indiquer que l’interdiction imposée en 1997 sur les aliments du bétail a permis de limiter la dissémination de l’ESB depuis son implantation.
En 1989 le Canada a interdit toute nouvelle importation de bovins du Royaume-Uni et a retracé les fermes canadiennes où se trouvaient tous les bovins importés, qui ont été examinés, et ultérieurement détruits. Avant cette période, c’est-à-dire avant que l’ESB ne devienne une menace significative pour la santé animale, il est probable que certains animaux importés ont été introduits dans la chaîne alimentaire animale en Amérique du Nord.
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