Les Etats membres de l'UE s'étaient prononcés le 2 février en faveur d'une augmentation du nombre de tests réalisés chez les caprins, à la suite de la confirmation, fin janvier, du premier cas de chèvre atteinte d'"encéphalopathie spongiforme bovine" (ESB) ou maladie de "vache folle".
La présence d'un agent infectieux présentant des similitudes avec l'agent de l'ESB avait été détectée sur une chèvre abattue en 2002, en France, dans le cadre d'une campagne de détection de la tremblante chez les petits ruminants. Ce premier cas mondial de chèvre "folle", vivant dans un troupeau et non en laboratoire, a été officiellement confirmé le 28 janvier par la Commission européenne qui a préconisé un renforcement des tests chez les chèvres.
"On peut s'étonner que la Commission se limite à la recherche de la tremblante caprine", relèvent le Pr Jeanne Brugère-Picoux, spécialiste des encéphalopathies spongiformes animales à l'Ecole vétérinaire d'Alfort et d'autres experts.
Rappelant plusieurs cas "atypiques" de tremblante chez le mouton, dont trois recensés en France en décembre 2003, le Pr Brugère-Picoux préconise une "surveillante active" avec l'emploi de tests sur les petits ruminants en étant "aussi attentif au problème de la tremblante du mouton qu'à celui de la tremblante caprine".
La tremblante du mouton est une maladie neurologique contagieuse à prion, comme le sont l'ESB, la maladie de Creutzfeldt-Jakob classique ou son nouveau variant, forme humaine de la maladie de la vache folle.
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