[ 30/05/2005 13:38 ] La traque d'un loup suspecté d'avoir tué plusieurs génisses en Isère, autorisée par le gouvernement et lancée le 21 mai, a été suspendue lundi, a indiqué le directeur départemental de l'Agriculture et de la Forêt, Yves Tachker.
"Il n'y a pas eu de nouvelles attaques, il reste introuvable, on va attendre de nouveaux indices", a ajouté M. Tachker.
Une vingtaine de personnes munies de clairons et de torches avaient perturbé dans la nuit de vendredi à samedi la traque du loup près de Saint-Geoire-en-Valdaine (Isère) pour permettre à l'animal d'échapper aux tireurs de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
Dix-huit agents de l'ONCFS sont mobilisés depuis le 21 mai sur des affûts ou dans des patrouilles pour tuer cet animal protégé, dont l'abattage a été autorisé après qu'il eut probablement tué 5 génisses appartenant à différentes exploitations sur des communes limitrophes du parc naturel régional de la Chartreuse.
Le loup a tué sa dernière génisse le 19 mai, un bovin qu'il a reconsommé le 21 mai, juste avant le passage de l'équarisseur, et depuis il n'y a plus d'attaque sur des troupeaux.
La traque est autorisée sur le territoire de dix communes proches de Saint-Geoire-en-Valdaine dans la zone où le loup se déplace depuis le début du mois de mai.
Les associations d'écologistes et de défense des animaux contestent l'autorisation d'abattage donnée par les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement.
En juillet 2004, un arrêté ministériel avait déjà autorisé l'abattage de quatre loups jusqu'au 31 décembre 2004 dans les trois départements des Alpes du Sud, avant d'être étendu aux Alpes du nord et à la Drôme en septembre. Deux loups ont effectivement été abattus en octobre dans l'Isère et la Drôme.