Le gène a été retrouvé dans l'ADN d'un plant d'une espèce courante de mauvaise herbe, la moutarde sauvage (sinapis arvensis).
L'étude de trois ans a été conduite par le ministère britannique de l'Alimentation et de l'Agriculture (DEFRA) dans le but d'évaluer la réalité du risque de contamination génétique dénoncé par les organisations écologistes.
Le gouvernement Blair prône l'utilisation des OGM et tente de contraindre la France et la Grèce à renoncer à leur interdiction du colza transgénique.
Le plant de moutarde, poussé un an après le colza sur la même parcelle, était devenu résistant aux herbicides. Deux plants d'une autre mauvaise herbe, le chou champêtre(brassica rapa), présentaient aussi une résistance aux herbicides, mais leur code génétique était inchangé.
Selon Les Amis de la Terre, la transmission de gènes résistants aux plantes sauvages pourrait contraindre les agriculteurs à utiliser des doses plus fortes d'herbicide, avec des conséquences néfastes pour les milieux naturels.
Le rapport du DEFRA reconnaît que ce croisement entre espèces OGM et sauvages "pose des problèmes agronomiques", mais relativise la gravité de la transmission, soulignant notamment que seuls deux plants de chou champêtre ont été rendus résistants, sur plus de 95.000 plantés.
Le rapporteur a toutefois recommandé de nouvelles études afin d'évaluer précisément le risque de transfert de gènes.
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