[ 26/10/2005 14:17 ] La commission des Affaires économiques du Sénat proposera de renvoyer à 2012 (au lieu de 2010) la date de la disparition des sacs en plastique, lors de l'examen du projet de loi d'orientation agricole, a annoncé mercredi le rapporteur Gérard César (UMP, Gironde). |
La mesure ne concernera que les "sacs de caisse" et non, comme l'avaient souhaité les députés, "l'ensemble des emballages en plastique", pour lesquels il n'existe pas aujourd'hui de solution satisfaisante, a précisé M. César au cours d'une conférence de presse.
L'Assemblée nationale avait adopté le 11 octobre un amendement interdisant la commercialisation des sacs et emballages plastiques non biodégradables à l'horizon 2010. La mesure donnerait une impulsion à la fabrication des sacs biodégradables dont la composition offre de nouveaux débouchés aux agriculteurs.
"Au Sénat, nous sommes réalistes, nous souhaitons que la recherche continue", a expliqué le rapporteur. "L'objectif, c'est le biodégradable mais, pratiquement et technologiquement, il n'est pas possible aujourd'hui de supprimer les emballages plastiques", a-t-il ajouté.
Le projet de loi d'orientation agricole, adopté le 18 octobre par les députés qui ont ajouté 50 articles au texte initial qui en comportait 35, sera examiné au Sénat à compter du 2 novembre, et pendant deux semaines.
Au total, la commission des Affaires économiques a adopté 72 amendements visant à améliorer le dispositif d'intéressement des associés aux résultats des coopératives agricoles, augmenter la retraite agricole des conjoints d'exploitants, mettre en place un "1% logement" agricole à l'instar de ce qui se fait dans les autres secteurs économiques, et développer l'assurance récolte.
Elle entend supprimer la priorité accordée au bailleur en cas de cession de bail hors du cadre familial, faisant valoir qu'un fermier ayant en moyenne huit bailleurs, "la disposition votée par l'Assemblée nationale viderait ce dispositif de sa portée".
Sur le modèle du régime en vigueur pour le commerce et l'artisanat, elle propose en revanche d'exonérer de charges, à hauteur de 300.000 euros, la transmission d'un fonds agricole à un salarié ayant travaillé sur l'exploitation pendant au moins deux ans.
Elle souhaite enfin rétablir la "règle de réciprocité" qui impose une distance de 100 mètres entre bâtiments d'élevage et maisons d'habitation. Les députés avaient effet adopté un dispositif dérogatoire à cette règle d'urbanisme en milieu rural qui figure dans la loi sur les territoires ruraux.
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