[ 02/12/2005 21:11 ] Quatre personnes, placées en garde à vue à Pau dans
une enquête sur l'usage présumé d'anabolisants pour l'élevage de veaux dans le
Sud-Ouest, vont être présentées lundi à un juge d'instruction de Paris, a
indiqué vendredi le parquet de Paris. |
"Le juge d'instruction, Mme Bellot, a décidé de se faire présenter dès lundi quatre des personnes actuellement en garde à vue", a expliqué un communiqué du procureur de la République de Paris transmis à l'AFP.
Douze "éleveurs et marchands de bestiaux" avaient été arrêtés jeudi matin en raison de soupçons sur l'éventuelle "administration de substances illicites destinées à faire grossir les animaux plus rapidement", avait annoncé la veille le parquet de Paris. Outre les quatre personnes présentées lundi au juge d'instruction, trois autres restaient vendredi soir en garde à vue, a indiqué une source proche de l'enquête à Pau.
Une décision les concernant sera prise d'ici la fin de leur garde à vue, prévue samedi matin, a-t-on précisé de même source. Les 12 interpellations ont eu lieu dans les départements du Gers, des Landes, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques par une centaine de gendarmes, assistés de membres de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP).
Les services de gendarmerie avaient été saisis en mars 2005, à la suite de contrôles vétérinaires dans des élevages de veaux destinés à la boucherie. Des analyses étaient toujours en cours vendredi soir pour déterminer la nature des produits saisis, parfois stockés dans des flacons sans étiquette, selon la source proche de l'enquête. Il pourrait s'agir d'anabolisants, mais aussi de produits licites utilisés à des doses non conformes à la législation ou encore de produits inconnus des vétérinaires car non commercialisés en France, selon cette même source.
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