L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a confirmé aujourd’hui qu’une vache hybride d’environ six ans, née et élevée en Alberta, est atteinte de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Aucune partie de l’animal n’a été introduite dans la chaîne alimentaire humaine ou animale.
" Cette découverte, qui n’est pas inattendue, a été réalisée dans le cadre du programme national de surveillance du Canada, qui cible les bovins qui risquent le plus d’être infectés par l’ESB. Le programme a permis de tester plus de 87000 animaux depuis la découverte du premier cas d’ESB au Canada, en 2003." précise l'ACIA.
"Les renseignements concernant l'emplacement géographique et l'âge de l'animal sont compatibles avec à ceux touchant les trois cas canadiens antérieurement détectés dans le cadre du programme national de surveillance de l'ESB et correspondent aux connaissances actuelles sur l'ESB au Canada " souligne l'ACIA
Néanmoins cela est une mauvaise nouvelle pour cette région de l'Ouest Canada qui se relève à peine du dernier cas d'ESB qui remonte à 2003. C'est aussi une mauvaise nouvelle pour l'ensemble des éleveurs canadiens qui avaient vu la frontière des Etats-Unis se réouvrir en juillet dernier.
On notera que ce cas survient au lendemain du rétablissement de l'embargo sur le bœuf américain par le Japon, un mois seulement après sa levée.
Lundi soir les Etats-Unis se voulaient rassurants n'envisageant pas de suspendre les importations de boeuf canadien selon les déclarations duministre américain de l'Agriculture Mike Johanns.
Il a indiqué dans un communiqué s'être entretenu au téléphone avec son homologue canadien Andy Mitchell. "Je l'ai assuré que sur la base des informations qu'il m'a fournies, je ne prévois pas de changement dans le statut des importations de viande de boeuf et de boeufs vivants du Canada vers les Etats-Unis dans le cadre de notre accord actuel", a souligné M. Johanns. "Comme je l'ai dit à de nombreuses reprises, nos décisions en matière de boeuf suivent les principes acceptés internationalement et qui sont basés sur la science", a-t-il souligné.
AM /Cyberagri
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