[ 09/02/2006 17:03 ] Du cadmium en quantités anormales a été décelé fin décembre 2005 par la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes dans un aliment minéral pour bovins fabriqué en juin 2005. Le cadmium provient de sulfate de zinc importé de Chine, utilisé comme oligo-élément incorporé en faibles quantités dans les aliments du bétail. Il a été importé en France en septembre 2004 par une société des Côtes d’Armor selon un communiqué du ministère de l'agriculture. |
Chaque année les services de contrôle réalisent 10 000 analyses dans le cadre du programme coordonné d’inspection européen. Les investigations réalisées par les services de contrôle ont permis, de suspecter du sulfate de zinc, et grâce à la traçabilité des produits, de remonter au fournisseur et d'identifier ses clients, les lots et les quantités.
La quantité de sulfate de zinc suspectée est de 120 tonnes (6 conteneurs de 20 tonnes) du même fournisseur. 68 tonnes ont été commercialisées pour l'alimentation animale auprès de 10 entreprises dans 7 départements de septembre 2004 à juillet 2005, 11 tonnes ont eu une autre destination que l’alimentation et 41 tonnes n'ont pas été commercialisées et sont actuellement consignées.
La Commission européenne a été informée via le réseau d'alerte communautaire RASFF le 27 janvier 2006 ainsi que lors du comité permanent de la chaîne alimentaire du même jour.
Les analyses confirment une présence de cadmium à des taux variables dans les aliments pour animaux déjà fabriqués. Les aliments contenant du cadmium qui sont encore présents dans les entreprises ont été consignés et font l'objet d’analyses. Les aliments livrés ont été tracés afin de permettre l'identification des élevages concernés. Les services vétérinaires, informés des lieux de livraison, prennent les mesures nécessaires pour retirer de la chaîne alimentaire les parties des animaux susceptibles de contenir du cadmium : le foie et le rein.
L’expertise de l’AFSSA a été sollicitée pour évaluer le dispositif de sécurisation en fonction de l’analyse de risque et de l’exposition du consommateur.
Des instructions ont été données aux Postes d'Inspection Frontaliers, points de contrôle sanitaire à l’entrée dans l’Union européenne, pour réaliser des contrôles systématiques des teneurs en cadmium sur tous les lots de sulfate de zinc importés de Chine. Seuls les lots qui présenteront des résultats d’analyses favorables, par des laboratoires agréés, pourront être introduits en France. Par ailleurs, il a été demandé aux professionnels de renforcer leurs autocontrôles sur la présence de cadmium dans le sulfate de zinc de cette origine.
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