La pression médiatique due à la propagation de l’influenza en Asie depuis la fin de l’été a conduit le gouvernement à prendre rapidement des mesures. Ces mesures qui auraient dû être des mesures de protection, sont devenues des mesures politiques destinées à montrer que l’Etat agit. La crainte de se retrouver un jour « responsable mais non coupable » a conduit le gouvernement à la surenchère.
Malgré les recommandations argumentées et graduées de l’AFSSA, qui ne préconise le confinement que depuis le 14 février, et toujours pas l’interdiction des marchés de volailles vivantes, malgré nos propositions visant à sauvegarder l’existence de ces marchés de volailles tout en apportant les garanties sanitaires nécessaires, l’Etat a choisi, sous prétexte de protéger les volailles françaises, de condamner à mort les producteurs et leurs salariés.
Nous sommes scandalisés de constater que, jusqu’à la semaine dernière, l’Etat a toujours considéré la vaccination comme inenvisageable, rendant ainsi impossible toute recherche des laboratoires pour nous fournir un vaccin fiable et efficace. Aujourd’hui, brutalement, le gouvernement préconise la vaccination avec un vaccin pour lequel nous doutons fort de la disponibilité.
Nous sommes scandalisés de constater que les mesures prises vont ruiner des milliers de producteurs avicoles tout en désignant du doigt cette profession comme un danger potentiel pour la population.
Nous sommes scandalisés de constater qu’aujourd’hui, alors que nous sommes capables de garantir que l’élevage français ne fait courir aucun risque aux populations, des dangers potentiels beaucoup plus réels sont complètement et volontairement ignorés. Toutes nos villes abritent des milliers de pigeons qui, on le sait, peuvent être porteurs de la maladie. Ces pigeons vivent dans les lieux publics, les maisons d’habitation, sur les fenêtres, là où tout le monde peut respirer la poussière de leurs fientes. Ces pigeons fréquentent en permanence les lieux publics et les pelouses où les enfants jouent.
Nous tenons à rappeler l’absence absolument certaine de danger qu’il y a à consommer de la viande de volailles.
Nous appelons le gouvernement à plus de sang froid. L’extension de l’influenza nécessite des mesures sérieuses et efficaces, mais en aucun cas ces mesures ne doivent être la condamnation à mort des producteurs avicoles français.
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