"Un arrêté ministériel va être publié demain et nous allons commencer la vaccination à partir de la semaine prochaine", a indiqué Pierre Soubelet, interrogé par téléphone à l'issue d'une réunion avec les professionnels de la filière avicole. "On ne sait pas aujourd'hui exactement quand et où on va vacciner mais ça va commencer à partir de lundi", a-t-il ajouté en expliquant que les trois vétérinaires agréés pour cette opération allaient contacter les éleveurs pour prendre rendez-vous. Sous la supervision de ces vétérinaires, trois équipes de vaccinateurs et d'attrapeurs - soit au total une trentaine de personnes - vont se rendre dans 148 élevages, sur 125 communes, pour vacciner les 700.000 canards et oies recensés dans le département par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), selon la même source. La campagne de vaccination ne va pas être réalisée en même temps pour tous les animaux car elle ne concernera d'abord que les volatiles en pré-gavage, soit ceux âgés entre 4 et 8 semaines, a précisé le préfet. L'opération durera un mois et demi, les équipes ayant besoin de deux semaines pour vacciner cette première tranche d'animaux qui devront avoir une piqûre de rappel un mois plus tard. Le préfet a indiqué que les "résistances" émises par certains responsables de la filière avicole, parfois inquiets des conséquences de la vaccination sur l'image de leurs produits, "ont été levées" lors de la réunion de vendredi. "L'ensemble de la filière a bien compris que l'intérêt pour elle, c'est d'avoir des animaux vaccinés", a déclaré Pierre Soubelet. "Dès lors que les animaux sont vaccinés, ils sont en bonne santé, en tout cas protégés d'une éventuelle contamination", a-t-il expliqué, soulignant que "la consommation reste possible pour ces animaux". Pour faire face à une épizootie et aux risques de contamination de l'homme, la France a décidé le 15 février de vacciner tous les élevages de plus de 100 canards ou oies, situés à proximité des zones humides fréquentées par les oiseaux migrateurs et n'ayant pas la possibilité de confiner leurs volailles. Quelque 900.000 oies et canards situés dans trois départements (Vendée, Landes, Loire-Atlantique) étaient concernés par la mesure. Seul le département des Landes procédera finalement à la vaccination, les éleveurs des deux autres départements ayant décidé de procéder au confinement.
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