[ 03/03/2006 18:37 ] Les principaux responsables des entreprises et syndicats avicoles ont réclamé vendredi à Nantes l'étiquetage de l'origine des volailles d'importation, comme cela a été fait pour la viande bovine après la crise de la vache folle, afin de rassurer le consommateur. |
"Lorsque l'on voit que nos exportations sont bloquées, alors que les importations en provenance du Brésil et de la Thaïlande continuent mais que les poulets en provenance de ces pays ne sont pas étiquetés, c'est vraiment un problème", a relevé Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, à l'occasion d'une rencontre à Nantes entre professionnels de la filière et des responsables de six régions du grand Ouest. Gilles Huttepain, directeur général du groupe volailler LDC, a cependant qualifié de "remarquable" la gestion dans l'Ain du premier cas de grippe aviaire dans un élevage. Pour les éleveurs, la qualité des services sanitaires français est une garantie pour le consommateur de la qualité de la viande, d'où la volonté que la volaille française soit clairement identifié par rapport à la volaille importée. "On nous impose de la traçabilité chez nous, on nous bloque l'exportation et on va laisser continuer à venir des produits importés qui ne prennent pas en compte les règles sanitaires qu'on nous impose? Ce n'est pas acceptable", a affirmé Joël Limousin, président de la FRSEA des Pays de la Loire. "D'emblée, nous avons réglé ces problèmes-là avec la viande bovine, il faut que celui de la volaille se règle de la même manière", a-t-il affirmé.
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