Le Règlement s'attaque à deux types d'argumentaires : les allégations nutritionnelles du type « riche en calcium », qui mettent en avant la composition du produit, et les allégations santé qui font notamment référence à la prévention de maladies.
En ce qui concerne les allégations santé, du fait de leur impact fort sur les consommateurs, elles sont désormais interdites pour les produits trop riches en matières grasses, en sucre ou en sel et qui ont de ce fait un mauvais profil nutritionnel. Par ailleurs, toute nouvelle allégation santé devra être validée par l'AESA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) avant son utilisation sur un emballage ou dans une publicité.
Sur les allégations nutritionnelles l'UFC-Que Choisir déplore que " les Eurodéputés aient fait passer avant la santé des consommateurs, les intérêts marketing de quelques professionnels peu scrupuleux, en leur permettant de vanter les mérites nutritionnels de produits déséquilibrés " . Ainsi, regrette l'UFC Que choisir, " un produit très gras pourrait quand même se prévaloir d'un intérêt nutritionnel (par exemple riche en calcium, en fibres, etc), sous réserve d'ajouter une mention « forte teneur en matière grasse » " . Un compromis onsidéré " purement politique qui ne répond à aucune logique nutritionnelle, ces informations contradictoires ne pouvant que renforcer la confusion des consommateurs " .
Alors que la France connaît une progression de l'obésité comparable à celle des Etats-Unis dans les années 70, l'UFC-Que Choisir demande à l'AESA de définir de toute urgence des profils nutritionnels européens, indispensables à la mise en oeuvre du Règlement.
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