La farine de châtaigne corse
La farine de châtaigne corse - farina castagnina corsa est fine, douce et fluide au toucher, de couleur blanc-crème à rousse, son arôme sucré, biscuité parfois épicé se retrouve dans les recettes traditionnelles corses. Les plats traditionnels tels que I nicci, a pulenda, ou encore miglacci o casgiatei sont les véritables véhicules de la culture castanéicole corse, du XIIème siècle à la reconnaissance en AOC de sa farine.
Verger ancien de 1 200ha, essentiellement présent en Haute-Corse sur sols schisteux et cristallins, la châtaigneraie se compose de variétés locales où les variétés hybrides sont interdites. Son entretien bannit les traitements chimiques.
La châtaigne est cultivée au sein d’exploitations familiales en complément d’activité et concerne environ 200 agriculteurs. Les fruits sont séchés, parfois passés au four, triés manuellement et moulus exclusivement à la meule de granite, silex ou schiste pour garantir sa finesse. Le volume de la farine produite est de l’ordre de 300 t. Sa commercialisation est encore centrée sur la Corse et s’effectue à 80 % auprès des ménages qui en perpétuent les traditions culinaires.
L’olive de Nîmes L’olive de Nîmes est d’une couleur verte intense, à la pulpe juteuse, très abondante et craquante. Récoltée en début de saison elle est moyennement riche en huile ; sa mise en saumure traditionnelle lui accorde une note salée caractéristique.
Exclusivement issue de la variété locale Picholine, l’olive de Nîmes est cultivée et conditionnée dans plus de 180 communes du Gard et dans une quarantaine de communes limitrophes de l’Hérault. Son terroir l’a façonnée : un ensemble homogène de sols calcaires et marno-calcaires bien drainés, des vents importants ayant conduit les hommes à limiter la hauteur des oliviers ; une bonne attache du fruit sur l’arbre pour résister au vent, qui nécessite une récolte manuelle.
La culture d’olive présente dans le bassin nîmois depuis le 18ème se développe jusqu’au milieu du 19ème siècle pour être délaissée au profit d’autres matières grasses alors considérées plus nobles. Décimé par le gel 1956, le verger renaît véritablement dans les années 90.
Strictement sélectionnée, moins de 3% des fruits présentant des défauts risuels, l’olive de Nîmes est commercialisée comme toute AOC, après agrément analytique et organoleptique.
La production moyenne est estimée à environ 350 tonnes, soit 25% de la production nationale.
|