Actuellement, la seule définition communautaire existante de la viande ne fait aucune distinction entre les muscles, la matière grasse ou les abats, alors que la perception de la viande par les consommateurs correspond essentiellement aux muscles. Elle ne permettait donc pas un étiquetage satisfaisant et plusieurs États membres avaient déjà adopté une définition de la viande pour l'étiquetage.
"Les consommateurs ont le droit d'avoir la meilleure information possible sur les aliments qu'ils consomment, et ma priorité est de les aider à faire leur choix en connaissance de cause. Je suis heureux que nous ayons adopté une définition qui donne plus d'informations aux consommateurs, en rendant plus transparent et plus précis l'étiquetage des produits à base de viande", a déclaré M. David Byrne, commissaire en charge de la santé et de la protection des consommateurs. "La directive adoptée aujourd'hui permettra également d'éliminer certaines barrières aux échanges dues à des définitions nationales différentes."
Dispositions détaillées
La directive prévoit un ensemble de dispositions qui améliorent de plusieurs façons l'information du consommateur sur le produit de viande préemballé.
Elle restreint d'abord la définition de la viande aux muscles rattachés au squelette, ce qui constitue un changement majeur. Les autres parties animales aptes à être consommées par l'homme, comme les abats (cœur, intestins, foie, etc.) ou la matière grasse devront désormais être étiquetées en tant que telles et non plus comme étant de la viande(1) .
Toutefois il est admis qu'une partie de la matière grasse, quand elle est adhérente aux muscles, soit assimilée à la viande, dans le respect des limites maximales prévues par la définition.
La directive prévoit ensuite l'indication systématique des espèces animales dont la viande est issue (viande de bœuf, viande de porc, etc.). Cette information est d'une grande importance pour les consommateurs qui pourront mieux comprendre les différences de prix entre les produits et les choisir en fonction de leurs préférences alimentaires.
Les États membres devront transposer cette directive en droit national au plus tard le 1er janvier 2003. Ainsi, tous les produits qui seront fabriqués après cette date devront être étiquetés selon ces nouvelles dispositions. Toutefois, les produits fabriqués avant cette date et qui sont étiquetés selon les anciennes dispositions pourront être écoulés jusqu'à épuisement des stocks.
(1) Limites maximales en matière grasse et en tissu conjonctif pour les ingrédients désignés par le terme "viande(s) de".EspècesMatière grasse (%)Tissu conjonctif (%)Mammifères (hors lapins et porcins) et mélanges d'espèces avec prédominance de mammifères 2525Porcins 3025Oiseaux et lapins1510
|